Téhéran
D’un toit à l’autre
Dans la congestion du bruit
Personne ne cogne sur les boîtes métalliques
Il faut organiser un nouveau Zâr
Pour traiter cet épileptique ancien
Les pleurs n’ont pas goût de raisin
Dans le Guézél-Héssâr des rues
Les condamnés à perpétuité vacillent
D’un fumoir à un lit
Nulle conciliation des corps entre Mah-âbâd et Tchâh-bahâr
Il ne reste plus rien à couper dans ce spectacle
Je soupçonne la capitale de répéter sans fin
Le film de la semaine
Je soupçonne les Peykâns blanches, les bruits de pas
Le Carré des Damnés qui célèbre les noces
des jeunes arrivants
Je voudrais fuir mes noces avant l’aube
Aucun lieu pour me cacher.
