Prix ligérien du jeune traducteur d’espagnol
Quelques informations sur les éditions passées et à venir.
2025-2026 / David Toscana
Le texte à traduire est un texte de l’auteur mexicain David Toscana intitulé El peso de vivir en la tierra.
2024-2025 / Victoria Guerrero
Le texte à traduire était une nouvelle de l’autrice péruvienne, Victoria Guerrero.
Née à Lima en 1971, sa poésie mêle colère, désespoir et ironie. Elle est aussi chercheuse pour le projet indépendant mapa de Escritoras Peruanas (Cartographie d’écrivaines péruviennes), fondatrice du groupe militant féministe Comando Plath et directrice de la maison d’édition Intermezzo Tropical.
La mujer, Lima, éditions 2022
Diario de una costurera proletaria, Lima, éditions Máquina Purísima, 2019
En un mundode abdicaciones, Lima, éditions du Fondo de Cutltura Económica, 2016.

227 lycéens de 14 lycées de la Région des Pays de la Loire ont participé à ce concours.
114 traductions ont été remises.
Les lauréats :
Lycées
Premier prix :
Mathieu BARBERI et Eduardo CALDERON DE LA PLESCE.
Lycée Louis Joubert – Ancenis
Second prix :
Nolann PORTIER-MÉNARD
Lycée Douanier Rousseau – Laval
Classes Préparatoires
Premier prix :
Louison LUCAS et Noémie FRANÇOIS
Lycée Guist’hau – Nantes
Second prix :
Capucine GRANDDIDIER et Juliette BETHOUX
Lycée Montesquieu – Le Mans
Les membres du jury :
Françoise GARNIER (traductrice d’espagnol)
Alain NICOLAS (journaliste littéraire, membre du prix Laure Bataillon)
Cyrille RIVALLAN (traducteur d’anglais – membre de l’ATLF)
Marc THIBAULT (ancien professeur documentaliste – lecteur)
2023-2024 / Silvia Hopenhayn
Le texte à traduire était une nouvelle de l’autrice argentine, Silvia Hopenhayn.
Née en 1966 est une écrivaine et journaliste culturelle argentine. Elle a fait ses études secondaires à Genève en Suisse et est retournée en Argentine en 1981.
Elle est l’auteur de plusieurs livres de nouvelles, romans et essais littéraires. Ses nouvelles Élections primaires ont été adaptées en version lyrique au Teatro Cervantes en 2019.
Son dernier roman publié à Genève (2018), décrit au travers du regard d’une jeune fille vivant la dictature militaire, puis en exil un pan d’histoire de l’Argentine de la fin du XXe siècle.
En 2021 son nouveau roman Je viens chercher les outils, histoire d’un enfant royal en Patagonie, entrelacée avec celle d’une mère célibataire à Villa Crespo, à l’aube de l’enterrement du chat.
Vidéo de la remise du prix au Conseil régional des Pays de la la Loire en présence de Silvia Hopenhayn, Françoise Garnier, Alain Nicolas et Cyrille Rivallan.
226 élèves de 16 lycées des Pays de la Loire ont participé à l’édition 2023 / 2024.
106 traductions ont été remises.
Les lauréats :
Lycées
Premier prix :
Premier Prix : Lycée LPO François RABELAIS – Fontenay Le Comte
Lucas Gabriel et Guerif Jean
Second prix :
Second Prix : Lycée Louis JOUBERT – Ancenis
Raphaël Michineau
Classes Préparatoires
Premier prix :
Premier Prix : Lycée Guist’hau – Nantes
Lison Le Quintrec et Apollonie Luis
Second prix :
Second Prix : Lycée Montesquieu – Le Mans
Capucine Granddidier et Nina Choloux
Les membres du jury :
Françoise GARNIER (traductrice d’espagnol)
Bernard MARTIN (éditeur Joca Seria)
Christine MARZELIÈRE (Cheffe de projets Livre et lecture, Conseil régional des Pays de la Loire)
Alain NICOLAS (journaliste littéraire, membre du prix Laure Bataillon)
Cyrille RIVALLAN (traducteur d’anglais – membre de l’ATLF)
2022-2023 / Leonardo Padura
Le texte à traduire est une courte nouvelle de Leonardo Padura.
Il né à La Havane en 1955. Romancier, essayiste, journaliste et auteur de scénarios pour le cinéma, il a obtenu de nombreux prix prestigieux pour son œuvre, dont le prix Princesse des Asturies 2015. Il est l’auteur, entre autres, d’une tétralogie intitulée Les Quatre Saisons publiée dans quinze pays. Ses trois romans L’Homme qui aimait les chiens (2011), Hérétiques (2014) et Poussière dans le vent (2021) ont démontré qu’il fait partie des grands noms de la littérature mondiale.
PRIX
• Finaliste du Prix Médicis étranger – 2021 – Poussière dans le vent
• Finaliste du Prix Femina étranger – 2021 – Poussière dans le vent
• Prix Transfuge du meilleur roman latino-américain – 2021 – Poussière dans le vent
285 élèves de 19 lycées de la Région Pays de la Loire ont participé au concours.
138 traductions ont été remises.
Les membres du jury :
Françoise GARNIER (traductrice d’espagnol)
Bernard MARTIN (éditeur Joca Seria)
Christine MARZELIÈRE (Cheffe de projets Livre et lecture, Conseil régional des Pays de la Loire)
Alain NICOLAS (journaliste littéraire, membre du prix Laure Bataillon)
Cyrille RIVALLAN (traducteur d’anglais – membre de l’ATLF)
2021-2022 / Leandro Ávalos Blacha
Le texte à traduire était un extrait de Una historia de Saint-Nazaire y el Loira atlántico de l’écrivain argentin Leandro Ávalos Blacha écrit à la suite de sa résidence à la MEET en 2017.
Leandro Ávalos Blacha est né en 1980 à Quilmes (Argentine). Il a étudié la littérature et l’édition à l’université de Buenos Aires, et suivi plusieurs années les ateliers d’écriture d’Alberto Laiseca, auteur qu’il admire par ailleurs énormément.
Il travaille en tant que responsable éditorial pour diverses maisons argentines, tout en se consacrant à l’écriture.
Nourri de pop culture, il aime à fusionner des genres traditionnellement distincts tels que polar, fantastique ou horreur dans la littérature générale. Il cite parmi ses influences tant le cinéma de genre que la bande dessinée, mais aussi des auteurs tels que John Kennedy Toole.
Il se fait remarquer en 2005 en remportant le prix Sudaca Border organisé par la coopérative éditoriale Eloisa Cartonera, à l’origine du mouvement des « cartoneras » (livres édités sur du carton recyclé) en Amérique Latine.
Il obtient le prix Indio Rico 2007, attribué à l’unanimité par César Aira, Daniel Link et Alan Pauls, pour son roman Berazachussetts, à l’occasion duquel les trois auteurs déclarent conjointement : « Sur un ton dégagé et corrosif, Leandro Ávalos Blacha met en miettes les conventions du genre et fait coïncider les motifs les plus emblématiques de la culture-pacotille de notre époque avec la géographie de la banlieue de Buenos Aires ».
217 élèves de 17 lycées de la Région Pays de la Loire ont participé au concours.
100 traductions ont été remises.
2020-2021 / Selva Almada
Le texte à traduire était un extrait de El regalo de l’écrivaine argentine Selva Almada.
Elle est née en 1973 à Villa Elisa et a suivi des études de littérature à Paraná, avant de s’installer à Buenos Aires, où elle anime des ateliers d’écriture. Son premier roman, Après l’orage (Métailié, 2014), a reçu un excellent accueil critique.
Sous la grande roue, 2019, Métailié
Les jeunes mortes, Métailié 2015
Après l’orage, 2014
Compte tenu de la pandémie, la remise des prix n’a pu avoir lieu au Conseil régional des Pays de la Loire. Merci à Françoise Garnier et à Selva Almada pour cet entretien.
266 élèves de 16 lycées de la Région Pays de la Loire ont participé au concours.
141 traductions ont été remises.
2019-2020 / Rodrigo Hasbún
Le texte proposé est celui du résident bolivien Rodriho Hasbun. La rencontre avec l’auteur se fera lors de la remise des prix au conseil régional des Pays de la Loire le 11 mai 2020.
Extrait du texte à traduire :
Celebraban el aniversario del pueblo, esa era la excusa para que la abuela no se diera cuenta. Su enfermedad ya estaba muy avanzada por entonces, pero era mejor que ella siguiera creyendo que los dolores en la espalda se debían a otra cosa.
‘Cuidado digas algo’, me había advertido mamá varias veces en la camioneta, mientras viajábamos, y yo supe en ese momento que iba a enojarse en serio si decía algo. A menudo nos pellizcaba debajo de la mesa o nos jalaba las patillas, y alguna vez nos había dado cachetadas, pero era aun peor cuando nos ignoraba durante varios días seguidos si la hacíamos enojar en serio. ‘¿Me oyes ?’, dijo sin dejar de mirarme desde su asiento. Papá estaba cantando lo de siempre (en la vida hay amores… que nunca pueden olvidarse), manejando abstraído, y mi hermano se había quedado dormido a mi lado. Asentí apenas y mamá recién entonces se volteó hacia delante.
Eso había sido el día antes. Ahora estábamos en medio del monte, papá, mi hermano y yo. Hacía un calor insoportable, distinto al de la ciudad, más húmedo, y volvíamos de una caza pésima. La víbora que nos habíamos topado en el camino de regreso a la casa grande ya no tenía cabeza pero seguía sacudiéndose y a nosotros nos costaba entender por qué se aferraba a la vida.
‘Dale de nuevo’, le dijo papá a mi hermano sin darse cuenta de que el hombro le dolía, el rifle le había pateado duro la primera vez. Dispararle a algo tenía que ser distinto a dispararle a nada, a manchitas en el aire. Sin quejarse, él cerró un ojo mientras acercaba el otro a la mirilla.
Era un luchador, mi hermano, alguien que no se mostraba vulnerable nunca. Cuando nos hicimos hombres y los cinco años de diferencia ya no se notaban tanto, a la salida de las discotecas o en algunas tardes de fútbol, lo vi decenas de veces revolcándose como un animal salvaje encima de otros. Aunque estuviera adolorido o mareado, aunque ya casi no pudiera respirar, tenía descartado cualquier tipo de rendición.
Disparó y el monte nos devolvió el eco. La víbora seguía sacudiéndose.
‘La muy hija de puta no quiere morirse’, dijo papá entonces. Como si esas palabras contuvieran una orden secreta, mi hermano dejó el rifle a un lado, levantó una piedra que estaba a unos metros y la aplastó con todas sus fuerzas.
Temblaba un poco, viéndola quieta al fin.
Papá dio un paso hacia él y le acarició la cabeza.
Cette année 12 lycées de la Région des Pays de la Loire ont participé au concours. Il y a eu 200 inscriptions.
2018-2019 / José Manuel Fajardo
Le texte proposé au concours est celui de l’écrivain espagnol José Manuel Fajardo qui est venu en résidence en mai et juin 2019.
Extrait du texte à traduire :
Olas
Mi padre me lo repetía constantemente : “No te asustes, las olas simplemente están ahí. Lo único importante es que no pierdas la cuenta. La séptima es la peligrosa, no lo olvides, es con ella que la mar se te viene encima y puede arrastrarte. Muchos han muerto por eso, por no llevar bien la cuenta”.
Mi padre era percebeiro , un hombre sin más cultura que lo aprendido de la vida. Y había vivido mucho. Fue soldado durante la guerra civil, siendo apenas un mozo, después emigró, como tantos otros del pueblo, como había hecho en su día el tío Carlos, que se marchó a Cuba antes de la guerra y de vez en cuando mandaba alguna carta breve en la que no faltaba una fotografía, que a veces era de una casa con palmeras y otras de un almuerzo donde mis padres se esforzaban en reconocer a los presentes, primos de cuya existencia yo sólo tenía constancia por aquellas mismas fotos y por las dicusiones que generaban en la familia, pues mis padres nunca estaban de acuerdo sobre quién era quién. Sin embargo, mi padre no se fue a trabajar a Cuba sino a Alemania. Nosotros nos quedamos en casa, siempre a la espera de sus cartas y de sus envíos de dinero, pero él no se acostumbró a la vida de ciudad ni a aquella lengua impronunciable, así que al cabo de cuatro años se enroló en un mercante y regresó a Galicia. Nada le había ido bien desde entonces, hasta que empezó a descolgarse por los acantilados para recoger percebes que luego vendía a buen precio a los transportistas que llevaban el marisco fresco a los mejores restaurantes de Madrid.
El día que me llevó con él al acantilado, para enseñarme el oficio, me lo dijo por primera vez : “Las olas no son tus enemigas, al contrario, ellas traen la vida hasta estas costas”. Dejó un momento de preparar el cabo que había amarrado a uno de los pinos que crecían en lo alto del acantilado y añadió, con un guiño cómplice, “lo que pasa es que la vida, a veces, puede ser muy cabrona”. Después descendimos con cuidado hasta el batiente, cada uno con un saco amarrado a la cintura, y mientras recogíamos los percebes, en medio del fragor del oleaje que rompía contra las rocas a nuestros pies y se retiraba luego con bisbiseo de serpiente, mi padre me repetía “¿qué ola es ésta ?” y yo le respondía que la segunda o la cuarta, y él volvía a preguntarme “¿y ésta ?”, y yo, la tercera o la quinta… Al llegar a la sexta me decía “rápido, ahora vamos arriba”, y trepábamos tres o cuatro metros para ponernos fuera del alcance de la séptima, que estallaba a nuestras espaldas con un gruñido de perro rabioso y nos salpicaba con su lluvia salada. De inmediato volvíamos a bajar para reanudar la tarea y así hora tras hora, día tras día, en una corredera que duró años, un ritual que repetíamos como actores de teatro, cada vez más seguros de nuestros papeles, mi padre marcándome el ritmo con sus preguntas y yo respondiéndole mientras me apuraba en recoger los percebes y miraba de reojo la siguiente ola.
353 lycéens et étudiants en préparation littéraire ont participé à cette troisième édition. Ils sont venus de : Loire Atlantique, Maine et Loire, Mayenne, Sarthe et Vendée.
La remise du prix a eu lieu en mai dans l’hémicycle du Conseil régional de la région des pays de la Loire en présence de l’écrivain et des membres du jury.
2017-2018 / Federico Jeanmaire
Le texte à traduire est celui de l’argentin Federico Jeanmaire en résidence à la MEET en mars et avril 2018.
Extrait du texte à traduire :
El amor
Me llamo Mariano y no sé nada de lo que me pregunta, señora subcomisario, se lo juro. No tengo idea de cómo es que funcionan las cosas ahí afuera. Apenas si sé que mi padre murió hace un montón de días y que, según lo que usted me cuenta ahora, estoy en problemas, precisamente, porque mi padre murió hace un montón de días.
Una mañana no se despertó.
Ya era bastante tarde y no aparecía por la cocina. Esperé y esperé. Pero no aparecía. Pasaban las horas y las horas y no se levantaba. Entonces fui hasta su habitación. Le grité, tiré de una de sus orejas, lo golpeé bastante fuerte en el brazo que tenía más cerca. Y nada. No se despertaba. De inmediato me trepé hasta bien al lado de su nariz y, aunque tenía los ojos completamente abiertos, no respiraba. Mi padre había muerto.
Eso lo supe porque sé perfectamente que la muerte es dejar de respirar. Me lo había explicado él mismo, me refiero a mi padre, cientos de veces. En cada oportunidad que alguno de los bonsáis tenía problemas por culpa de no respirar adecuadamente : la tierra muy reseca, la falta de porosidad en las macetas, la poca luz, el frío exagerado, el exceso de sol, tantas cosas.
Sí, sí. Acerca de los bonsáis lo sé prácticamente todo. Es casi sobre lo único que sé ; los cuidaba con mi padre y ahora, desde que él dejó de respirar en la cama aquella mañana, los cuido yo solo.
Lo dejé en donde estaba. (…)
411 lycéens des Pays de la Loire ont participé à cette deuxième édition du prix ligérien du jeune traducteur d’espagnol. Ils sont venus de : Loire Atlantique, Maine et Loire, Mayenne, Sarthe et Vendée.
La remise du prix a eu lieu en avril dans l’hémicycle du Conseil régional de la région des pays de la Loire en présence de l’écrivain et des membres du jury.
2016-2017 / Felipe Troya
Le texte proposé est celui du résident équatorien Felipe Troya Otto.
171 lycéens issus de 7 lycées des Pays de la Loire ont participé au concours.