année de publication : 2015

  • Traduire la vie

    Traduire la vie

    Recueil meeting 2015

    La Maison des écrivains étrangers et des traducteurs mettra cette année l’accent sur le T de MeeT, mettra à l’honneur les traducteurs et la littérature traduite, et donc aussi les écrivains, puisque le titre choisi pour ces rencontres, « Traduire la vie », convoque Proust et la Recherche, et l’dée que c’est la grande entreprise de la littérature de traduire « la vraie vie » et de nous l’offrir, comme le narrateur dans Le Temps retrouvé découvrant que, « flatté d’être bien reçu chez les Guermantes, et d’ailleurs un peu grisé par leurs vins, je ne pouvais m’empêcher de dire à mi-voix, seul, en les quittant: « Ce sont tout de même des êtres exquis avec qui il serait doux de passer la vie », je m’apercevais que ce livre essentiel, le seul livre vrai, un grand écrivain n’a pas, dans le sens courant, à l’inventer puisqu’il existe déjà en chacun de nous, mais à le traduire. Le devoir et la tâche d’un écrivain sont ceux d’un traducteur. »

    Patrick Deville

    Sommaire
    Edgardo CozarinskyJoseph Roth, ma mère et quelques cafés
    Kim Un-SuÀ l’âge de quarante ans
    Lee Seung-UDes récits pour le récit
    Makenzy OrcelLe nouveau Parrain
    Phyun Hye-youngTraduire la vie… des autres
    Tiphaine SamoyaultLe terre-plein de la Villette
    Song Sok-zeLa carte et le roman
    Lyonel TrouillotL’écriture comme traduction de la vie

  • Terre trois fois maudite

    Terre trois fois maudite

    L’ultime saison du pôle3 mars 1934

    Outre que j’ignore ton adresse, je n’ai pas le courage de t’envoyer une lettre. Je pourrais vérifier où tu habites, mais je ne veux pas m’exposer à la curiosité de nos amis communs, j’ai en effet perdu tout contact avec eux depuis que tu es parti. Pourquoi prendrais-je la peine de te faire parvenir ces quelques lignes, puisque tu n’as jamais répondu aux lettres et télégrammes que je t’ai envoyés pour savoir comment tu allais ? jamais je ne te pardonnerai ces longues années sans aucune nouvelle de toi.

    Je suis coupable de t’avoir fait venir dans ce pays qui nous a fait tant de mal. Je n’aurais jamais dû te proposer, dès notre rencontre, de m’y accompagner. Ce fut le premier de toute une série de malentendus qui allaient nous rapprocher pour ensuite nous séparer. À Paris, nos longues conversations portaient sur les voyages que nous ferions ensemble.

    César Ramiro VÁSCONEZ

  • Revue n°19 – Séoul / Port-au-prince

    Revue n°19 – Séoul / Port-au-prince

    Sommaire
    Patrick DevilleEditorial
    Présentation de Jean-Noël Juttet
    Hwang Jeong-eunUne ville de chat
    Hwang Sok-yongUn monde famillier
    Jin Eun-youngQuatre poèmes
    Kim Hye-soonHorizon
    Kim Un-suL’estuaire
    Kim YeonsuMi en avril, sol en juillet
    Kwak Hyo-hwanTrois poèmes
    Lee Seung-ULa baignoire
    Park Chan-soonSix gouttes d’eau
    Pyun Hye-youngMenu A
    Shim Bo-seonDeux poèmes
    Song Sok-zeCe type, je vous jure
    Présentation de Bernard MagnierPort aux poètes
    Stéphanie BalmirTout est à recommencer
    Auguste BonelJe marche dans la ville
    Mehdi ChalmersLa ville où je suis néPas même ce qui n’a pas de mots
    Louis-Philippe DalembertBel-air
    Jacques Adler Jean PierreDidascalie d’une ville accroupie
    Syto KavéPort-au-prince dort
    Yannick LahensEt tout ce malaise
    James NoëlToutes ces villes qui se trompent de trottoirs
    Makenzy OrcelColomb guette manman w !
    Guy Régis JuniorUrinoir
    Rodney Saint-ÉloiLe poème s’appelle Port-au-prince
    Lyonel TrouillotNous sommes des villes disparues
    Gary VictorLes galets
    Evains WêcheOù se situe Port-au-prince sur le web ?, À Port-au-prince, c’est chaque jour le carnaval