auteur : Stauffer, Michael

  • Un demi-hiver à Saint-Nazaire

    Un demi-hiver à Saint-Nazaire

    Étymologie 1

    Saint-Nazaire vient de sentir la nasse en moyen français. L’expression date de la fin du XVème siècle, une époque où Saint-Nazaire n’était pas encore une ville à part entière. Les habitants des marais de Brière l’utilisaient péjorativement pour désigner les habitants de Saint-Nazaire.

    Ils feraient mieux de commencer par apprendre à sentir une nasse était une insulte couramment et volontiers pratiquée. On voulait dire par là que les habitants de Saint-Nazaire n’y connaissaient rien en poisson, alors qu’ils vivaient au bord de la mer. Au contraire les habitants des marais se considéraient eux-mêmes comme de véritables maîtres pêcheurs.

    Étymologie 2

    Saint-Nazaire vient du très bas-breton Sainnt et Nassi. Au neuvième siècle de notre ère, des marins bretons, après une errance qui les mena en Méditerranée, alors que vraisemblablement ils souhaitaient aller pêcher la morue en Nord Atlantique, ont ramené à Saint-Nazaire une statue en bois égyptienne, qui fut à tort interprétée comme étant une statue de la Vierge, puisque l’on sait maintenant et grâce à son appendice nasal que ladite statuette n’était autre qu’une reproduction de la Reine Cléopâtre, tombée sans doute aux mains des marins lors du pillage d’un bateau syrien (à ce propos, lire l’intéressant article de J-B. Pontreau sur le pillage et l’arraisonnement des navires comme us et coutumes des marins bretons : Les pirates de Bretagne, la vraie vie des marins-pêcheurs, éditions Printo, pp.214-465, Paris, 2001).

    Noëlle REVAZ

    Michael STAUFFER

  • Meeting 2018

    Meeting 2018

    Meeting 2018

    La seizième édition du festival Meeting s’est tenue en novembre 2018 entre Saint-Nazaire et Paris. Retrouvez en intégralité les captations de l’ensemble des rencontres nazairiennes.

    Festival de littérature Meeting 2018

    Qu’entendons-nous aujourd’hui lorsque nous prononçons le nom de la lointaine princesse phénicienne ?

    L’an prochain se tiendront dans vingt-huit pays les élections européennes, lesquelles ne semblent pas susciter l’enthousiasme mais souvent la suspicion, voire l’hostilité, l’oubli du rêve de Hugo un siècle et demie plus tôt, cent soixante-dix ans très exactement, qui appelait à la fondation des États-Unis d’Europe dans son discours au Congrès de la Paix : « Un jour viendra où les boulets et les bombes seront remplacés par les votes, par le suffrage universel des peuples ».

    C’était après l’échec des révolutions européennes de 1848 durement réprimées. Déjà d’un peu partout des exilés gagnaient la Suisse, sa neutralité, qu’elle n’avait pas choisie, mais qui lui fut imposée au sortir des guerres napoléoniennes. Et malgré le rêve hugolien ç’avaient été plus tard deux guerres mondiales chaque fois déclenchées au cœur de l’Europe, une nouvelle guerre dans les Balkans encore à la toute fin du XXe siècle. Pourtant les votes, en effet, ont remplacé les boulets, la législation de cette partie du monde est l’une des plus avancées en matière de libertés publiques, et en ce mois de septembre 2018, le parlement européen impose le respect du droit d’auteur aux plateformes numériques internationales. Comment les écrivains européens voient-ils aujourd’hui l’Europe ?

    Patrick Deville



    Kaouther Adimi (Algérie)
    Metin Arditi (Suisse)
    Ylljet Aliçka (Albanie)
    Jakuta Alikavazovic (France)
    Robert Bober (France)
    Stefan Çapaliku (Albanie)
    Bernard Comment (France/Suisse)
    Ridvan Dibra (Albanie)
    Elisa Shua Dusapin (Suisse)
    Dorothée Elmiger (Suisse)
    Asli Erdogan (Turquie)
    Matthieu Mégevand (Suisse)
    Bessa Myftiu (Albanie)
    Alberto Nessi (Suisse)
    Elsa Osorio (Argentine)
    Noëlle Revaz (Suisse)
    Jean Rolin (France)
    Maurizio Serra (France)
    Ognjen Spahic (Monténégro)
    Michael Stauffer (Suisse)
    Karla Suárez (Cuba)
    Matthias Zschokke (Suisse)
    Littérature albanaise contemporaine
    Ylljet Aliçka, Stefan Çapaliku, Ridvan Dibra, Bessa Myftiu
    – 15/11/2018 – Médiathèque Etienne Caux
    Vers l’Europe ?
    L’une est cubaine, l’autre est argentine, toutes les deux sont venues en résidence à Saint-Nazaire : Karla Suarez et Elsa Osorio
    – 16/11/2018 – Alvéole 12
    Vers l’Europe ?
    La Suisse et sa diversité linguistique Dorothée Elmiger et Alberto Nessi
    – 16/11/2018 – Alvéole 12
    Conférence de Bernard Comment – Edelschweiz
    – 17/11/2018 – Alvéole 12
    La littérature suisse est-elle une littérature européenne à elle toute seule ?
    Elisa Shua Dusapin, Metin Arditi, Matthias Zschokke
    – 17/11/2018 – Alvéole 12
    Remise des Prix Laure Bataillon et Bernard Hœpffner
    – 17/11/2018 – Alvéole 12
    L’appel de Saint-Nazaire littéraire Bernard Comment et Patrick Deville
    – 17/11/2018 – Alvéole 12
    Écrire et publier à Saint-Nazaire
    – 17/11/2018 – Alvéole 12
    Vers une littérature européenne ?
    – 17/11/2018 – Alvéole 12
    Écrire à Saint-Nazaire
    – 17 /11/2018 – Alvéole 12
    Jean Rolin et Patrick Deville : une littérature nazairienne et mondiale
    – 18/11/2018 – Alvéole 12
    La poésie européenne de l’entre deux guerres
    – 18/11/2018 – Alvéole 12
    Vers l’Europe ?
    Trois regards sur les convulsions européennes : Asli Erdogan, Kaouther Adimi et Jakuta
    – 18/11/2018 – Alvéole 12
    Écrire ailleurs : Karla Suarez et Elisa Shua Dusapin
    – 18/11/2018 – Alvéole 12