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  • Écrire le paysage

    Écrire le paysage

    Recueil meeting 2022

    Qu’elle soit ou non au cœur du projet littéraire, la description du paysage emplit les romans et les poèmes, paysage naturels ou urbains, sublime des cimes et des volcans ou des forêts ou beauté périphérique, gares et voies ferrées, architectures et monuments des villes. Parfois les lieux ne sont que les cadres d’une action, parfois au contraire l’action semble un prétexte à l’entreprise de transformation en langage, en mots, de la réalité visuelle ou sonore, olfactive, où elle se déploie. Les écrivains dont les textes composent ce recueil nous confient, au plus près de leur travail d’invention et d’écriture, leur goût ou leur appréhension à saisir les paysages, la description des ciels ou des rues, des fleuves, comment un agencement de phrases parvient à installer dans notre imagination des lieux que nous n’avons jamais vus. 

    Patrick Deville

    Sommaire
    Selva AlmadaJamais rien ne cesse de s’écrire
    Leandro Avalos BlachaLe long de la suite des Triangles de Saint-Nazaire
    David DiopL’écriture du paysage
    François GardeSur l’innocence des paysages
    Einar Mar GudmundssonQuelques réflexions sur le paysage en littérature et en poésie
    Wolfgang HermannLe jardin du Temps (extrait)
    Reinhard Kaiser-MühleckerLe long chemin d’étape en étape (extraits)
    Andri Snær MagnassonN 64 35.378, W16 44.691
    Shumona SinhaLe nom de la rose
    Gabriela TrujilloLe paysage sous les paupières
    Josef WinklerEnfant d’humain 1979 extrait
  • Comment ça commence

    Comment ça commence

    Recueil meeting 2019

    On glissait autrefois un manuscrit dans une grande enveloppe oblitérée, sur laquelle on inscrivait l’adresse de l’éditeur dont les livres au catalogue vous avait le plus bouleversé, dans lequel on rêvait de figurer. On attendait. Un courrier ou un appel téléphonique, un jour, après que, depuis des mois ou des années, vous écriviez dans la solitude, faisait de vous un écrivain. Un éditeur vous adoubait.

    Si cette pratique postale n’a pas disparu, d’autres procédures apparaissent. En France, des universités créent des formations à la création littéraire, des maisons d’édition proposent aussi des cours ou ateliers afin de trouver de nouveaux auteurs. C’est aussi le cas au Pays-Bas. L’idée nous est venue de demander à des écrivains éparpillés dans l’espace et le temps, de plusieurs pays et de plusieurs générations, de revenir sur ce moment, capital, de leur première rencontre avec leur premier éditeur, l’histoire de leur première publication.

    Ce recueil rassemble les contributions d’écrivains hollandais et marocains, représentants de ces deux littératures mises à l’honneur cette année par la Maison des écrivains étrangers et des traducteurs, d’autres aussi, de France ou d’Italie, du Chili. Tous viennent en ce mois de novembre à Saint-Nazaire et à Paris se rencontrer, rencontrer les lecteurs, présenter leurs livres, s’interroger sur les changements en cours dans l’édition, la librairie, la critique, et dans leur propre activité, si curieuse, d’écrire des livres et de les publier.

    Patrick Deville

    Sommaire
    Mohamed BerradaPlus qu’un premier livre, plus qu’un éditeur
    Jean-Marie Blas de RoblèsDouble détente
    Yasmine ChamiCorps de papier
    Julia DeckPlace des fêtes
    Youssef FadelLe barbier de Casablanca
    Saskia GoldschmidtUn nectar noir comme du jais
    Liza GinzburgRépondre des voix : un engagement
    Jalal El HamaouiLe poète en situation de hors-jeu
    Toine HeijmansLa Planète Littérature
    Latifa LabsirJuste un désir
    Samy LangeraertUn doute absurde
    David LopezÉcole
    Inge SchilperoordPinceuse d’âmes écrivaine ou écrivaine pinceuse d’âmes
    Luis SepulvedaLe jour où Indiana Jones n’est pas arrivé gare Montparnasse
    Ardiaan van DisEntrer en littérature par le nez
    Nina YargekovComment ça finit…
    Niña WeijersConcours et stage d’écriture
    Abdallah ZrikaPremier livre, premier tatouage

  • Meeting 2003

    Meeting 2003

    Meeting 2003

    Festival de littérature Meeting 2003-2004

    L’idée de ce recueil et des rencontres littéraires « meeting » de Saint-Nazaire, organisées par la maison des Écrivains Étrangers et des Traducteurs, est de permettre à des écrivains de langues et de cultures diverses, maniant des genres littéraires différents, de décrire cet étrange compagnon qui, parfois, dans la solitude de leur cabinet, vient se poser sur une épaule. Ou piétine leur clavier. Parfois met chapeau bas devant une phrase réussie. Parfois ricane sur l’un des rayonnages de la bibliothèque. Et parfois peut-être vient troubler leur sommeil. (…) Patrick Deville

    Extrait de la préface du recueil Le lecteur idéal, meet 2003



    Maïssa Bey (Algérie)
    Edward Carey (Grande-Bretagne)
    Carlos Cortes (Costa Rica)
    José Manuel Fajardo (Espagne)
    Pierre Lartigue (France)
    Alberto Manguel (Canada)
    Bachir Mefti (Algérie)
    Pierre Michon (France)
    Juan Carlos Mondragon (Uruguay)
    Leonardo Padura (Cuba)
    Jean-Baptiste Para (France)
    Jean Rolin (France)
    Olivier Rolin (France)
    Karla Suarez (Cuba)
    Carl Watson (États-Unis)
  • Meeting 2015

    Meeting 2015

    Meeting 2015

    Festival de littérature Meeting 2015

    La Maison des écrivains étrangers et des traducteurs mettra cette année l’accent sur le T de la MeeT, mettra à l’honneur les traducteurs et la littérature traduite, et donc aussi les écrivains, puisque le titre choisi pour ces rencontres, « Traduire la vie », convoque Proust et la Recherche, et l’idée que c’est la grande entreprise de la littérature de traduire la « vraie vie » et de nous l’offrir, comme le narrateur dans Le Temps retrouvé découvrant que, « flatté d’être bien reçu chez les Guermantes, et d’ailleurs un peu grisé par leurs vins, je ne pouvais m’empêcher de dire à mi-voix, seul, en les quittant : “ Ce sont tout de même des êtres exquis avec qui il serait doux de passer la vie”, je m’apercevais que ce livre essentiel, le seul livre vrai, un grand écrivain n’a pas, dans le sens courant, à l’inventer puisqu’il existe déjà en chacun de nous, mais à le traduire. Le devoir et la tâche d’un écrivain sont ceux d’un traducteur ».

    Patrick Deville



    Florence Aubenas (France)
    Rick Bass (USA)
    Jean Bofane (Congo)
    Pablo Montoya Campuzano (Colombie)
    Edgardo Cozarinsky (Argentine)
    François-Michel Durazzo (France)
    Jean-Noël Juttet (France)
    Bernard Hœpffner (France)
    Kim Unsu (Corée)
    Lee Seung-U (Corée)
    Gérard Macé (France)
    André Markovicz (France)
    Françoise Morvan (France)
    Makenzy Orcel (Haiti)
    Miquel Palol (Espagne)
    Pierre Péan (France)
    Pyun Hye-young (Corée)
    Franck Renaud (France)
    Olivia Rosenthal (France)
    Song Sok-ze (Corée)
    Marcelino Truong (France)
    Lyonel Trouillot (Haiti)
    César Vasconez (Equateur)
    Antoine Volodine (France)
    Evains Wêche (Haiti)
    Littérature haïtienne contemporaine.
    Makenzy Orcel, Lyonel Trouillot, Evains Wêche, Bernard Magnier
    – 19/11/2015 – Médiathèque Etienne Caux
    Littérature latino américaine contemporaine
    Pablo Montoya, Edgardo Cozarinsky, César Vasconez
    – 20/11/2015 – Life
    Traduire la vie : un projet nazairien
    Marcelino Truong, Franck Renaud
    – 20/11/2015 – Life
    Dialogue
    Olivia Rosenthal, Dominique Viart
    – 20/11/2015 – Life
    Commencer à écrire au XXI ème siècle
    Evains Wêche, Pyun Hye-young
    – 21/11/2015 – Life
    Hommage à Armand Robin
    Françoise Morvan
    – 21/11/2015 – Life
    Littérature coréenne contemporaine
    Jean-Noël Juttet, Kim Unsu, Lee Seung-U, Pyun Hye-young, Song Sok-ze
    – 21/11/2015 – Life
    L’écriture des villes
    Jean Bofane, Makenzy Orcel, Lee Seung-U
    – 21/11/2015 – Life
    Traduire la vie
    François-Michel Durazzo, Jean-Noël Juttet, Bernard Hœpffner, André Markovicz, Choi Mikyung
    – 21/11/2015 – Life
    Ossip Mandelstam, poèmes  des années 30
    Traductions improvisées par André Markowicz.
    – 21/11/2015 – Life
    Traduire la vie
    Florence Aubenas
    – 22/11/2015 – Life
    Traduire la vie
    Pierre Péan
    – 22/11/2015 – Life
    Dialogue Antoine Volodine et Miquel de Palol
    – 22/11/2015 – Life
    Ecrire pour Saint-Nazaire
    Lyonel Trouillot , Song Sok-ze, Kim Unsu
    – 22/11/2015 – Life
    Remise du prix Laure Bataillon et Laure Bataillon classique
    Rick Bass, Aurélie Tronchet et Antoine Cazé
    – 22/11/2015 – Life
  • Meeting 2019

    Meeting 2019

    Meeting 2019

    La dix-septième édition du festival Meeting s’est tenue en novembre 2019 entre Saint-Nazaire et Paris. Retrouvez en intégralité les captations de l’ensemble des rencontres nazairiennes.

    Festival de littérature Meeting 2019

    Parce qu’au début, pendant une période plus ou moins longue, on écrit sans être écrivain : c’est le premier éditeur qui, en quelque sorte, adoube et confère ce titre.

    Ces parcours sont divers  dans leur disparité géographique et historique. Alors qu’en France, le parcours classique était autrefois seulement postal : l’envoi du manuscrit, l’attente de la réponse, parfois une lettre de refus et parfois un appel téléphonique ou un télégramme, méthodes et manières semblent avoir changé. Nous avons demandé à dix-huit écrivains d’origines, de générations différentes de nous raconter  comment pour eux ça a commencé.

    Patrick Deville



    Lamia Berrada  (Maroc)
    Mohamed Berrada (Maroc)
    Jean-Marie Blas de Roblès (France)
    Yasmine Chami  (Maroc)
    Julia Deck (France)
    Youssef Fadel (Maroc)
    Lisa Ginzburg (Italie)
    Saskia Goldschmidt (Amsterdam)
    Jalal El Hakmaoui  (Maroc)
    José-Manuel Fajardo (Espagne)
    Toine Heijmans (Amsterdam)
    Markiyan Kamysh (Ukraine)
    Latifa Labsir (Maroc)
    Samy Langeraert (France)
    David Lopez (France)
    Angelo Mastrandrea (Italie)
    Anne-Marie Métailié (France)
    Pierre Michon (France)
    Colette Olive (Frnce)
    Inge Schilperoord (Amsterdam)
    Luis Sepúlveda (Chili)
    Olga Tokarczuk (Pologne)
    Ardiaan van Dis (Amsterdam)
    Niña Weijers (Amsterdam)
    Nina Yargekov (France)
    Abdallah Zrika  (Maroc)
    Littérature marocaine contemporaine
    Mohamed Berrada, Youssef Fadel, Yasmine Chami
    – 21/11/2019 – Médiathèque Etienne Caux
    Dialogue Luis Sepúlveda et José-Manuel Fajardo
    – 22/11/2019 – Alvéole 12
    Comment ça commence
    Abdallah Zrika, Saskia Goldschmidt, Youssef Fadel.
    – 22/11/2019 – Alvéole 12
    Comment ça commence
    Julia Deck, Jean-Marie Blas de Roblès
    – 22/11/2019 – Alvéole 12
    Commence ça commence
    Toine Heijmans, Jalal El Hakmaoui
    – 23/11/2019 – Alvéole 12
    Remise des prix Laure Bataillon et Bernard Hoepffner
    Olga Tokarczuk, Maryla Laurent, Frédéric Boyer
    – 23/11/2019 – Alvéole 12
    Remise des prix Laure Bataillon et Bernard Hoepffner
    Olga Tokarczuk, Maryla Laurent, Frédéric Boyer
    – 23/11/2019 – Alvéole 12
    Comment ça commence
    Anne-Marie Métailié, Colette Olive, Luis Sepúlveda, Samy Langeraert
    – 23/11/2019 – Alvéole 12
    Comment ça commence
    David Lopez, Nina Yargekov
    – 23/11/2019 – Alvéole 12
    Dialogue avec Olga Tokarczuk
    – 24/11/2019 – Alvéole 12
    Comment ça commence
    Inge Schilperoord, Samy Langeraert
    – 24/11/2019 – Alvéole 12
    Comment ça commence
    Ardiaan van Dis, Latifa Labsir
    – 24/11/2019 – Alvéole 12
    Écrire à Saint-Nazaire
    Markiyan Kamysh, Angelo Mastrandrea, José-Manuel Fajardo
    – 24/11/2019 – Alvéole 12
  • Au fond de nous l’enfant

    Au fond de nous l’enfant

    Recueil meeting 2025

    Est-il toujours là, tapi dans l’ombre, ou bien parfois se rappelle-t-il à nous de manière inattendue tel un boomerang revenu du passé ? Ce petit garçon, cette petite fille, entretenons-nous avec lui, avec elle, un dialogue au long des années, nous observe-t-il changer ? Lui même se transforme-t-il ? Est-il, est-elle, notre « lecteur idéal », un spectre, une pure « idée », lisant par-dessus notre épaule à mesure que nous écrivons ? Nous juge-t-il, nous juge-t-elle, ce petit être aux sourcils froncés, les bras croisés au milieu de notre cerveau ? Est-il, est-elle, un complice au milieu du monde des adultes ? Nous imaginait-il ainsi, l’adulte que nous sommes devenus ? Devions-nous depuis l’enfance devenir ce que nous sommes devenus ?

    C’est cette grande interrogation de la liberté absolue de notre devenir mêlée à celle de la destinée de chacun, de chacune, que nous lisons dans cette phrase de Maurice Merleau-Ponty, au hasard d’une étude de la vie et de l’œuvre de Paul Cézanne : « S’il y a une liberté vraie, ce ne peut être qu’au cours de la vie, par le dépassement de notre situation de départ, et cependant sans que nous cessions d’être le même – tel est le problème. Deux choses sont sûres à propos de la liberté : que nous ne sommes jamais déterminés, et que nous ne changeons jamais, que, rétrospectivement, nous pourrons toujours trouver dans notre passé l’annonce de ce que nous sommes devenus”.

    Sommaire
    Belgheis Alavi (Afghanistan)Enfance
    György Dragomán (Hongrie)Enfance et écriture
    Michel Jean (Québec)Aiatshimu
    István Kemény (Hongrie)Qu’allons-nous dire aux enfants ?
    Régis Koetschet (France)Baby blues à Bâmiyân
    Luc Lang (France)Fragments politiques de l’enfance
    Perrine Leblanc (Québec)Les italiques
    Douna Loup (France)Cœur joyeux
    Atiq Rahimi (France / Afganisthan)Sous la véranda de l’enfance
    Veronika Šikulová (Slovaquie)Pour qui sonne Noël
    Krisztina Tóth (Hongrie)Peindre une côte de porc
    Benedek Totth (Hongrie)Cache-cache
    Elise Turcotte (Québec)Entre les murs de neige
    Akos Verboczy (Québec)Un radeau dans la nuit
    Olivier Weber (France)Enfance