auteur : Z

  • Revue n°22 – Zurich / Tirana

    Revue n°22 – Zurich / Tirana

    Sommaire
    Présentation de Bernard Comment
    Metin ArditiCanton de Vaud, le 13 juin Saint-Saphorin, château de Pré-Vigne 10 heures
    Arno CamenischQuelque part dans la pampa
    Nicolas CouchepinNe plus jamais voir la mer
    Elisa Shua DusapinEverland
    Dorothée ElmigerEt ainsi de suite
    Yael InokaiLa vie telle qu’elle est
    Alberto NessiLes enfants de Medellín
    Fabio PusterlaProcès-verbal des choses non dites
    Beat SterchiSur une butte dans l’Emmental
    Matthias ZschokkeLa visites
    Ardian MarashiLa littérature albanaise : une mosaïque mouvementée
    Ylljet AliçkaPortrait du poète en militant
    Ridvan DibraLa chartreuse de Parme
    Bessa MyftiuEn attendant…
    Stefan CapalikuLaisse la porte ouverte (monologue)
    Agron TufaOrphi (petit poème)
    Virion GraçiLes hommes
    Ernest KoliqiL’hôte
    Martin CamajLe fil retrouvé (choix de poèmes)

  • Revue n°20 – Venise / Varsovie

    Revue n°20 – Venise / Varsovie

    Sommaire
    Patrick DevilleEditorial
    Présentation de Agnieszka Zuk
    Dorota MaslowskaBien plus que tu ne peux mangerchroniques paraculinaires
    Magdalena TulliLes escarpins italiens
    Wojciech NowickiGreniers
    Olga TokarczukLes livres de Jacób
    Filip SpringerFerment
    Justyna BargielskaNudelman
    Tomasz RózyckiStation 1 : La rencontre
    Marcin SwietlickiOpérationnel sauf avis contraire
    Bozena KeffLa mère et la patrie. Opus
    Piotr SommerDes jours et des nuits
    Présentation de Roberto Ferrucci
    Gianfranco BettinFantasia
    Giovanni MontanaroLivre V
    J.A. González SainzVenise ou l’art d’exposer
    Marco FranzosoClaudia
    Marilia MazzeoAcqua alta
    Mauro CovacichTintorello
    Romolo BugaroÉté
    Simonetta GreggioRivages
    Tiziano ScarpaL’immersion

  • Revue n°17 – Athènes / Santiago

    Revue n°17 – Athènes / Santiago

    Sommaire
    Patrick DevilleEditorial
    Présentation d’Olivier DescotesGénération X
    Chrìstos IkonòmouLe petit soldat de plomb
    Chrìstos AsterìouLe vide encore
    Chrìstos ChryssòpoulosLe mythe de Février Martinidis
    Dìmìtris StefanàkisL’été en toutes lettres
    Yànnis Doùkas
    Yànnis MakridàkisLe chant du merle
    Yànnis MavritsàkisDéplacement vers le rouge
    Yànnis PalavosLa croix
    Ionnà BourazopoùlouNadir
    Thanàssis HatzòpoulosVisite de temps
    Présentation de Felipe Tupper
    Carlos FranzEspagnols perdus en Amérique
    Mauricio ElectoratMonsieur M
    Jorge EdwardsDécouverte de la peinture
    Lina MeruaneLames de rasoir
    Leonardo SanhuezaJe me souviens de Clifford
    Alejandro ZambraFantaisie
    Raúl ZuritaTrois songes avec Shakespeare, une nuit d’été
    Nicanor ParraPoèmes
    Damiela EltitMême si je me lavais à l’eau de neige
    Diego ZúñigaLe langage des oiseaux
    Diego MaquieiraLe poulailler

  • Revue n°14 – Bruxelles / Moscou

    Revue n°14 – Bruxelles / Moscou

    Sommaire
    Patrick DevilleEditorial
    Présentation de Sigrid Bouset et Piet Joostens
    Bart MeulemanGedichten / poèmes
    Serge DelaiveDébut et fin d’un roman à écrire
    Stefan HertmansLe tissu caché (extrait)
    Caroline LamarcheLes hommes du feu
    Anne ProvoostRien ne repart tel qu’il est venu
    Grégoire PoletSur la nuit (extrait)
    Peter TerrinBlanco (extrait)
    Corinne HoexLes douceurs du jour
    Peter VerhelstQuintessence du défilé
    Bernard QuirinyL’écriture et l’oubli
    Hugo ClausApollinaire revisited
    Hélène ChâtelainEspace et labyrinthes
    Andreï BaldineLe voyage et la limite
    Vladislav OtrochenkoL’écrivain russe et l’espace suivi de L’espace intérieur
    Vassili GolovanovL’oiseau-tulipe
    Anton OutkineNatsenka
    Ekaterina BoïarskikhNous herbes
    Dmitri ZamiatineL’ombre et la lumière, La terre et le ciel, La forêt et la steppe
    Alexandre IlitchevskiGush Mullah
    Maxime OssipovLe petit Lord Fountleroy
    Mikhaïl TarkovskiLe vent

  • Revue n°9 – São Paulo / Le Cap

    Revue n°9 – São Paulo / Le Cap

    Sommaire
    Patrick DevilleÉditorial
    Patrick HoudinPrésentation
    Modesto CaroneDes jours meilleurs
    Zulmira Ribeiro TavaresLa curieuse métamorphose pop de Plácido
    Bernardo CarvalhoQuatre mouvements progressifs de la chaleur
    Nelson de OliveiraÀ cette époque nous avions un chat
    Fernando BonassiLes mots et les choses
    Luiz RuffatoLa Démolition
    Bruno ZéniCorps à corps avec le béton
    Veronica StiggerDomitila
    Milton HatoumDeux temps
    Luis Fernando VerissimoLe policier anglais
    Maud Félix-FaurePrésentation
    André BrinkPeut-être jamais (extrait)
    J.M.CoetzeeConférence Nobel Lui et son homme
    Sello DuikerCette violence qui sommeille dans les rêves
    Antjie KrogPoèmes ménoposaux/ Rencontre d’athlétisme dans la nouvelle Afrique du Sud
    Zakes MdaLe messager des baleines
    Zoë WicombRien à voir avec le vent
    Ivan VladislavicUne île accidentelle

  • Revue n°3

    Revue n°3

    Sommaire
    Roque DaltonLe pays
    Manlio ArguetaSiglo de O(g)ro
    Miguel Huezo MixcoContrées
    Alvaro Menen DeslealLa genèse selon Pascal
    Horacio Castellanos MoyaUn petit carnet de notes
    Alfonso KijaduriasEs cara musa
    Rafael Menjivae OchoaFade-out
    Jacinta EscudosL’homme de la première fois
    Nicole ZandÉcrivains du maelström
    Alexandre TopchianL’histoire du zéro
    Perdj Zeytountsian1915
    Rouben HakherdianPoèmes
    Aka MorchiladzeVoyage au Karabagh
    Lacha BugadzeLe coffre
    Kote DjandieriL’invitation au cinéma
    Mamuka LekiachviliPoèmes
    Zaïra ArsenichviliRequiem pour basse, soprano et sept instruments
    Shaïn SinariaRequiem Aeternam
    Ramiz RovchanPoèmes
    Prix S.T Dupont-meet 1999
    Rodrigo SotoHeurs et malheurs du fabricant de jouets
    Quince DuncanUne chanson dans le petit matin
    Eleni SikelianosPoèmes
    Wanda RamosCheminements
    Claude OllierFleur fusée
    Sergio RamirezAllocution
  • Les Bonheurs de Babel

    Les Bonheurs de Babel

    Recueil meeting 2004

    Plaçons d’emblée ces Bonheurs de Babel sous les auspices de l’auteur de La langue sauvée, de cet enfant né à Roustchouk dans l’empire ottoman – aujourd’hui Ruse en Bulgarie – qui apprend à l’âge de huit ans sa cinquième langue, l’allemand, et celle-ci deviendra sa langue d’écrivain. C’est avec un passeport turc qu’il fuira l’Autriche pour l’Angleterre en novembre 1938 (…)

    Les écrivains invités cette année ont accepté d’écrire à leur tour ce que le cosmopolitisme et le multilinguisme apportent à leur vie, à leur bonheur de lecteur et à leur travail d’écrivain (…)

    Patrick Deville – Extrait de la préface.

    Sommaire
    Emmanuel CarrèreVoix off
    Eduardo BertiEn dansant, en marchant
    Nedim GürselÉcrire entre deux langues
    Hans Christoph BuchInterview de moi-même
    Juan José SaerEntre deux eaux
    Marcel BénabouLe multilinguisme des miens
    Zakes MdaBonheur de Babel
    Lisa BresnerL’homme sans l’extrême Orient ? L’homme sans l’Occident ?
    Yang LianTour Capella
    Asli ErdoganLe bruit des autres
    Song LinUne lettre sur l’écriture en langue étrangère
    Spôjmaï ZariâbLa magie de Babylone
    Enis BaturLangue maternelle, langue d’adoption, langue autre
    Lorand GasparLangues et cultures

  • Vers l’Europe ?

    Vers l’Europe ?

    Recueil meeting 2018

    Vers l’Europe ?

    Qu’entendons-nous aujourd’hui lorsque nous prononçons le nom de la lointaine princesse phénicienne ?

    L’an prochain se tiendront dans vingt-huit pays les élections européennes, lesquelles ne semblent pas susciter l’enthousiasme mais souvent la suspicion, voire l’hostilité, l’oubli du rêve de Hugo un siècle et demie plus tôt, cent soixante-dix ans très exactement, qui appelait à la fondation des États-Unis d’Europe dans son discours au Congrès de la Paix : « Un jour viendra où les boulets et les bombes seront remplacés par les votes, par le suffrage universel des peuples ».

    C’était après l’échec des révolutions européennes de 1848 durement réprimées. Déjà d’un peu partout des exilés gagnaient la Suisse, sa neutralité, qu’elle n’avait pas choisie, mais qui lui fut imposée au sortir des guerres napoléoniennes. Et malgré le rêve hugolien ç’avaient été plus tard deux guerres mondiales chaque fois déclenchées au cœur de l’Europe, une nouvelle guerre dans les Balkans encore à la toute fin du XXe siècle. Pourtant les votes, en effet, ont remplacé les boulets, la législation de cette partie du monde est l’une des plus avancées en matière de libertés publiques, et en ce mois de septembre 2018, le parlement européen impose le respect du droit d’auteur aux plateformes numériques internationales. Comment les écrivains européens voient-ils aujourd’hui l’Europe ?

    Chaque année, la Maison des écrivains étrangers et des traducteurs met à l’honneur deux littératures, cette année la suisse et l’albanaise, de deux pays peu éloignés, qui sont au centre géographique de l’Europe sans appartenir à son organisation politique et économique, l’un semblant le souhaiter et l’autre non, deux pays entourés de tous côtés par les vingt-huit pays de l’Union, deux pays proches dans l’espace et qui pourtant, pendant la deuxième moitié du XXe siècle, semblaient vivre dans des temps  éloignés.

    La Suisse, dont la littérature s’est formée par la diversité de ses quatre langues officielles, par une longue tradition d’accueil et de refuge pour les écrivains, depuis Madame de Stael à Coppet et Chateaubriand à Genève, même s’il refusa son ambassade en Valais, James Joyce et Thomas Mann à Zurich et tant d’autres, un pays depuis longtemps ouvert aux progrès humanistes et aux rêves hugoliens, puisque le poète notait dans son journal le 5 juin 1873 : « Les journaux publient ceci : ABOLITION DE LA PEINE DE MORT EN SUISSE. Une lettre de Soleure, datée du 26 mai, contient ce qui suit : ‘Gloire à Victor Hugo ! le 24 mai le Grand Conseil, invoquant l’autorité du grand Victor Hugo, a aboli la peine de mort, à une majorité de 60 voix contre 11. Gloire au grand homme !’ ».

    L’autre, l’Albanie, pays d’unité linguistique, sous la dictature communiste d’Enver Hoxda après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, pays longtemps fermé, isolé, n’a définitivement aboli la peine de mort qu’en 2007. C’est à ces écrivains albanais confrontés à l’ouverture européenne et à un nouveau monde éditorial que nous avons posé la question de l’Europe, Ylljet Aliçka, Ridvan Dibra, Stefan Çapaliku, dont la Maison des écrivains étrangers et des traducteurs édite cette année en version bilingue le roman Chacun s’affole à sa manière, et Bessa Myftiu. Celle-ci, née albanaise, est aujourd’hui genevoise, écrit en français et se traduit en albanais. L’Albanie demeure un pays de grande émigration et la communauté albanaise est l’une des plus considérables de la Suisse.

    Le football est un puissant révélateur géopolitique des travers nationalistes. L’équipe d’Albanie n’était pas qualifiée pour la dernière coupe du monde en Russie. Ses meilleurs joueurs, naturalisés suisses, jouaient pour la Confédération. On se souvient du scandale provoqué par ces buteurs mimant avec les mains l’envol de l’aigle albanais lors du match de la Nati contre la Serbie.

    Cette question du sentiment européen, nous l’avons encore posée à Jakuta Alikavazovic, auteure française dont l’œuvre est hantée par ce récent passé monstrueux des Balkans, et à Kaouther Adimi, auteure algérienne écrivant elle aussi à Paris, laquelle, dans le texte qu’on découvre ici, rappelle le terrible pacte germanique conclu entre les équipes de football de l’Allemagne et de l’Autriche lors de la coupe du monde de 1982 en Espagne pour évincer l’Algérie.

    Quant aux auteurs suisses, le sujet européen est ici abordé par Metin Arditi, d’origine turque, Elisa Shua Dusapin, d’origine coréenne, tous deux écrivains de langue française, par Dorothée Elmiger et Matthias Zschokke de langue allemande, et Alberto Nessi, poète de langue italienne dont la meet a édité en version bilingue le recueil Algues noires il y a quinze ans, en 2003. L’Europe est aussi ce lieu de la curiosité pour les littératures du monde et leur traduction. Au-delà des nationalismes et des populismes toujours menaçants, Nessi, au souvenir d’un poème de Prévert, invoque cette idée de l’universalisme européen : « Il existe une conscience littéraire européenne qui dialogue avec celle des autres continents. Une conscience babélique, qui nous rend frères de tous les autres humains, même de ceux que nous ne connaissons pas. »

    Patrick Deville

    Sommaire
    Kaouther AdimiJe ne suis pas européenne
    Ylljet AliçkaDes ponts invisibles vers l’Europe
    Metin ArditiJ’aurais tant aimé
    Jakuta AlikavazovicMa mélancolie européenne
    Stefan ÇapalikuEffleurer l’Europe, sans jamais l’atteindre
    Ridvan DibraVers l’Europe en costume post-moderne
    Dorothée ElmigerSur une chaise en plastique au bord de la Méditerranée
    Bessa MyftiuVers l’Europe
    Alberto NessiEau-de-vie
    Elisa Shua DusapinLangues au corps
    Matthias ZschokkeEst-ce de la littérature européenne ?

  • Comment ça commence

    Comment ça commence

    Recueil meeting 2019

    On glissait autrefois un manuscrit dans une grande enveloppe oblitérée, sur laquelle on inscrivait l’adresse de l’éditeur dont les livres au catalogue vous avait le plus bouleversé, dans lequel on rêvait de figurer. On attendait. Un courrier ou un appel téléphonique, un jour, après que, depuis des mois ou des années, vous écriviez dans la solitude, faisait de vous un écrivain. Un éditeur vous adoubait.

    Si cette pratique postale n’a pas disparu, d’autres procédures apparaissent. En France, des universités créent des formations à la création littéraire, des maisons d’édition proposent aussi des cours ou ateliers afin de trouver de nouveaux auteurs. C’est aussi le cas au Pays-Bas. L’idée nous est venue de demander à des écrivains éparpillés dans l’espace et le temps, de plusieurs pays et de plusieurs générations, de revenir sur ce moment, capital, de leur première rencontre avec leur premier éditeur, l’histoire de leur première publication.

    Ce recueil rassemble les contributions d’écrivains hollandais et marocains, représentants de ces deux littératures mises à l’honneur cette année par la Maison des écrivains étrangers et des traducteurs, d’autres aussi, de France ou d’Italie, du Chili. Tous viennent en ce mois de novembre à Saint-Nazaire et à Paris se rencontrer, rencontrer les lecteurs, présenter leurs livres, s’interroger sur les changements en cours dans l’édition, la librairie, la critique, et dans leur propre activité, si curieuse, d’écrire des livres et de les publier.

    Patrick Deville

    Sommaire
    Mohamed BerradaPlus qu’un premier livre, plus qu’un éditeur
    Jean-Marie Blas de RoblèsDouble détente
    Yasmine ChamiCorps de papier
    Julia DeckPlace des fêtes
    Youssef FadelLe barbier de Casablanca
    Saskia GoldschmidtUn nectar noir comme du jais
    Liza GinzburgRépondre des voix : un engagement
    Jalal El HamaouiLe poète en situation de hors-jeu
    Toine HeijmansLa Planète Littérature
    Latifa LabsirJuste un désir
    Samy LangeraertUn doute absurde
    David LopezÉcole
    Inge SchilperoordPinceuse d’âmes écrivaine ou écrivaine pinceuse d’âmes
    Luis SepulvedaLe jour où Indiana Jones n’est pas arrivé gare Montparnasse
    Ardiaan van DisEntrer en littérature par le nez
    Nina YargekovComment ça finit…
    Niña WeijersConcours et stage d’écriture
    Abdallah ZrikaPremier livre, premier tatouage