Ô assoiffés nous avons bu les braises
Sans se soucier du feu
mémoire qui dévore son sillage
l’astre galope depuis mille ans
à la recherche du double
de sa raison
Sans attendre les noces
de la fleur et du printemps
l’été en plein désert
un papillon embrasse
la craquelure de braise
auréolant les lèvres
de l’orphelin touareg
que broient
les chars du Sahel
(…)
