La séduction venue de la sérénité des montagnes, ces personnages dans le paysage, nous ramènent aux Wei, aux Jin. Être assis, désœuvré, pensant au vin, au travail des champs, à la poésie, les regards lointains et la tristesse âcre de l’horizon ne font plus qu’un.
Au-dessus du chant de l’oiseau, coulant entre les gorges du toit pointu d’un clocher de campagne, du bois touché par le premier givre, les cimes étranges d’une terre autre, tel un paravent, se déroulent ; en haut, des herbes fanées et la neige de l’hiver dernier.
Grimper comme Kuafu peiner en vain à la poursuite de la roue lancée des saisons, avant le coucher du soleil, devoir reprendre ce même chemin. L’arc-en-ciel couleur de chair, ce dévoreur de nuages et de lumière, entre au fond du verre à pied. Les sons du luth dont joue l’ermite sur le lac ont brisé l’oie sauvage en son retour. La vigne, femme plante à la peau touchée par le givre, ses larmes qui accueillent-elles ?
