chaque fumée bleue accédant au code dans le maïs
préserve chaque arbre surgi dans l’explosion
chaque rizière à caractère régional au sein de la langue
préserve le bruit du coup de fusil resté dans les poumons
chaque champ de blé de la chevelure noire en piqué
préserve chaque visage tatoué
préserve la langue maternelle au milieu des scories
préserve le Nord transpercé dans la douleur
préserve la Grande Muraille fendue par les nuages d’hiver
préserve dans les slogans la déviance prolongée de
l’imperfection bucolique des ces monts, de cette eau,
le rapt pur préserve la résistance pure
