C’est bien d’avoir de nouveau un corps, même si c’est un gros corps de femme que personne ne veut, et de marcher sur le trottoir en sentant la rugosité du monde. La chaleur sature la peau. les yeux se ferment : il y a encore peu de temps, aucune lumière ne me comblait. J’aime aussi tousser jusqu’à être rauque ; retourner dans ma chambre et sentir les vêtements sales.
Les enfants de Théo m’aident à faire mes premiers pas. Ils portent la batterie, marchent et rient en tournant sur eux-mêmes. Le trajet va de la maison à l’angle, aller-retour. Quand nous arrivons au bout les enfnts font la fête. je passe la main sur la tête du petit et lui dis « qu’ils sont vibrants tes cheveux » ; je trouve ma voix bizarre.
traducteur : Azaretto, Julia
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Les corps de l’été
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Revue n°16 – Quito / Dublin
Sommaire
Patrick Deville Editorial Présentation de César Vásconez Romero Adolfo Macías Huerta L’arbre et le cerf-volant Huilo Ruales Hualca Mécanique de l’orange Alexis Naranjo Atténuantes / Aggravantes Edwin Madrid Chocolats, poésie et rébellion Gabriela Alemán La crise I Ernesto Quiñonez Le feu, la dernière fois Efraín Jara Idrovo Trace de mots Leonardo Valencia Découpe parfaite César Eduardo Carríon Poèmes dans une cage de Faraday Ernesto Carriøn Billy the kid s’obstine à vouloir vieillir – Wanted Juanjo Rodríguez Santamaría Territoire pour une toile de Soutine Isquierdo Salvator Tomás Gutiérrez Alea Présentation de Hadrien Laroche Aidan Higgins Le baron qui venait du Balticum Colm Tóibín Barcelone 1975 Dermot Bolger Les rue de Martha Anne Enright Le week-end de la mauvaise baise John Banville Lupins et papillons de nuit à Rosslare Claire Kilroy The devil i know (extrait) Seamus Heaney Poèmes Colum McCann Comme s’il y avait des arbres Robert McLiam Wilson Le Duc d’Enghein