traducteur : Patte, Véronique

  • Franchir la frontière

    Franchir la frontière

    Recueil meeting 2010

    La frontière, the borderline, la frontera, est un objet littéraire fascinant. On entend bien que le mot dès qu’il est traduit se charge de connotations différentes. Elle attire ou elle suscite la peur, l’inquiétude. Frontière géographique, politique, économique, linguistique. Là où commence l’ailleurs, l’autre, l’autre langue, l’autre soi-même aussi, parce qu’on n’est jamais tout à fait le même avant et après le frontière. La proposition qui est faite ici à une quinzaine d’écrivains éparpillés est d’écrire un texte de quelques feuillets, fiction ou récit, invention ou souvenir, sur le passage de la frontière, ou l’impossibilité de franchir la frontière. La frontière peut être métaphorique, un obstacle épistémologique, intellectuel. Elle peut être aussi monstrueusement réelle, murs, grillages, miradors. Muraille de Chine ou no man’s land entre les États. Surveillance au limes des empires. Elle peut empêcher certains d’entrer et d’autres de sortir. Elle est ambivalente aussi, et l’on conçoit bien ce qu’il y a de contradictoire à prôner simultanément la disparition des frontières et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ces textes d’origines géographiques lointaines sont rassemblés dans ce livre qui parait à l’occasion de la huitième édition des rencontres littéraires internationales « meeting » à Saint-Nazaire, en novembre 2010, dans l’ancienne base sous-marine allemande de le Seconde Guerre mondiale, bâtie en lieu et place du quai d’embarquement des paquebots, à bord desquels on s’en allait au large franchir la frontière entre le Vieux monde et les Amériques

    Préface de Patrick Deville.

    Sommaire
    Andreï BaldineLe voyage et la limite
    François BonListe de mes frontières
    Roberto FerrucciFrontières intimes
    Stefan HertmansL’art du lézard
    Hubert KlimkoPieds en gelée
    Caroline LamarcheOù il est question de cohabitation dans un lit trop étroit et de patinage artistique
    Håkan LindquistEnfance, frontières et transgressions
    José Carlos LlopPalma, la frontalière
    Laurent MauvignierFranchir la frontière
    Christine MontalbettiLa frontière inapparente
    Vladislav OtrochenkoL’écrivain russe et l’espace suivi de L’espace intérieur
    Anne ProvoostCher Hans Christian Andersen
    Juan Gabriel VásquezHistoire personnelle de la frontière
    Jorge VolpiLes crimes de Santa Teresa et les trompettes de Jéricho
  • Amen et autres récits

    Amen et autres récits

    Berceuse à Jojo

    Des vilains Anglais les bombes

    Sur nos têtes en pluie tombent

    Ne crains rien mon p’tit Jojo

    Dans la cave j’t mettrai au chaud

    Do do l’enfant do…

    À deux au chaud à l’abri

    Dans not’ cave blindée jolie

    Nous serons bien protégés

    De ces horribles Anglais

    Do do l’enfant do…

    Notre douce cave bmindée

    Est très sombre et très mouillée

    Mais un’ semaine a passé…

    Maître Helga Bauer scrutait les yeux azurés et bienveillants de Jojo d’où perlaient de grosses larmes qui éclataient sur le plancher en éclaboussant ces souliers rouges vernis. Jojo tremblait de tout son corps sans cesser de sangloter.

    Hubert KLIMKO

  • Revue n°20 – Venise / Varsovie

    Revue n°20 – Venise / Varsovie

    Sommaire
    Patrick DevilleEditorial
    Présentation de Agnieszka Zuk
    Dorota MaslowskaBien plus que tu ne peux mangerchroniques paraculinaires
    Magdalena TulliLes escarpins italiens
    Wojciech NowickiGreniers
    Olga TokarczukLes livres de Jacób
    Filip SpringerFerment
    Justyna BargielskaNudelman
    Tomasz RózyckiStation 1 : La rencontre
    Marcin SwietlickiOpérationnel sauf avis contraire
    Bozena KeffLa mère et la patrie. Opus
    Piotr SommerDes jours et des nuits
    Présentation de Roberto Ferrucci
    Gianfranco BettinFantasia
    Giovanni MontanaroLivre V
    J.A. González SainzVenise ou l’art d’exposer
    Marco FranzosoClaudia
    Marilia MazzeoAcqua alta
    Mauro CovacichTintorello
    Romolo BugaroÉté
    Simonetta GreggioRivages
    Tiziano ScarpaL’immersion