Le marin a perdu son amour, déjà lentement sombre
le roi est assis sur son trône, mais son pays est en perdition dans la rue où vole la poussière
je sors mon mouchoir, inspecte la trame blanche
les larmes, voiture à cheval sans cocher
sans roues non plus
possèdent le vent violent tout chargé de leur peine infinie
il entre dans l’ombre du printemps
zone géographique : Asie
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La maison sur l’estuaire
Illumination
L’écureuil a tourné vers le ciel
ses membres parcourus par les lésions internes du réel
en une pose convulsive, ou plutôt sensuelle.
Qui, à corps perdu, se jette dans l’automne cristallin ?
Un thermomètre fiché dans les veines, fiché à la fenêtre,
fait grimper les feuilles comme des panthères,
les fais sauter à la hâte dans l’autre moitié perdue du rêve.
Qui, brusquement de ton corps extirper, rejette le néant ?
Le langage disparaît dans l’eau. Le vent emporte les idéogrammes.
Encore une histoire avec un auteur mais sans lecteur.
Ce regard vert, une fois là, est souffrance.
Chaque année le dernier sein excisé
se balance, écoute, telle la succion sans âme du nourrisson, la nuit s’éloigner. Quelqu’un, une fois de plus, fut disloqué en temps.
Être assis sous un arbre à la signification bleu-vert,
comme cramponné au froid, aux erreurs commises.

