Avant-dire
Le vent vous prend par les épaules et il vous pousse. Devant vous, c’est la mer. Derrière vous il y a toutes les paroles que vous avez dites avec plus ou moins de conscience, plus ou moins de conviction, en touchant plus ou mois la vérité qui, elle aussi, flotte assez terriblement désarrimée dans le vent – son vent à elle, qui est encore plus terriblement le vent. C’est cela que je me répète à l’envi, ici à Saint-Nazaire, face à l’Atlantique qui, invisiblement, dans son espace où va et vient l’air géant comme sur une scène de théâtre faite pour lui, dévore toutes nos paroles.
J’ai parfois, dans ma vie, parlé. En marge du fait d’écrire, qui est l’occupation habituelle de l’écrivain, j’ai été interrogé et sollicité de répondre. Comme si vraiment, je savais !
zone géographique : Liban
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La parole et la preuve
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Revue n°1
Sommaire
Fulvio Tomizza Il est triste de vieillir dans une ville de vieillards Jean-Baptiste Para Trieste ou l’avenir d’une nostalgie Giuseppe O.Longo La signora Enzi Boris Pahor L’alphabet muet de la nuit Entretien avec Marcello Mastroanni Raúl Antelo Le cartographe et la boue César Aira El llanto María Negroni Le rêve d’Ursula Hugo Gola Poèmes Anacristina Rossi La folle de Gandoca Claribel Alegría Poèmes Ernesto Cardenal Poèmes Ana Istarú Poèmes Roberto Sosa Poèmes Robert Castillo L’ange Augusto Monterroso L’éclipse Tatiana Lobo Amanda Sergio Ramirez À Jackie, si chère à notre cœur Enrique Jaramillo Silvia, je t’aime Ilarie Voronca Saint-Nazaire Nikolaï Kantchev Le Karma du Samouraï Katica Kulavkova Inquiétude métaphysique Victor Sosnora Poèmes Salah Stétié La mer de Koan Gao Xingjian Valse Hawad Notre horizon de gamelles pour une gamelle d’horizons Giuseppe Conte Les jours du nuage -

Comme en Quatorze
Recueil meeting 2013
La phrase paradoxale et française, l’idiotisme, est difficile à traduire : C’est reparti comme en Quatorze ! qui signifie encore aujourd’hui que, finalement, tout va pour le mieux, et, qu’après quelques inquiétudes, tout est à nouveau sur la bonne voie, et dans l’optimisme. Comme en Quatorze ! (…) Tout cela est-il reparti comme en Quatorze ? Les écrivains et les artistes d’une manière plus générale, ont-ils là-dessus leur mot à dire ? Ont-ils un devoir d’alerte ? Ou bien la littérature, à la différence du journalisme, doit-elle, de tout cela, se foutre comme de l’an Quarante ? (…) Patrick Deville Extrait de la préface
Sommaire
Marianne Alphant De choses et d’autres Jean-Christophe Bailly 14, 40, et maintenant, et après ? Chrìstos Chryssòpoulos À la première personne. L’écrivain et la responsabilité individuelle Jean-Durosier Desrivières Mise en orbite d’un beau conflit Jorge Edwards Notre treize et notre quatorze Mauricio Electorat De Neruda à Bolaño : une déterritorialisation Elsa Osorio Écrire je suis latino-américaine Ersi Sotiropoulos Foie bile entrailles Hyam Yared Littérature ou le risque de l’altérité

