zone géographique : Liban

  • La parole et la preuve

    La parole et la preuve

    Avant-dire

    Le vent vous prend par les épaules et il vous pousse. Devant vous, c’est la mer. Derrière vous il y a toutes les paroles que vous avez dites avec plus ou moins de conscience, plus ou moins de conviction, en touchant plus ou mois la vérité qui, elle aussi, flotte assez terriblement désarrimée dans le vent – son vent à elle, qui est encore plus terriblement le vent. C’est cela que je me répète à l’envi, ici à Saint-Nazaire, face à l’Atlantique qui, invisiblement, dans son espace où va et vient l’air géant comme sur une scène de théâtre faite pour lui, dévore toutes nos paroles.

    J’ai parfois, dans ma vie, parlé. En marge du fait d’écrire, qui est l’occupation habituelle de l’écrivain, j’ai été interrogé et sollicité de répondre. Comme si vraiment, je savais !

    Salah STÉTIÉ

  • Revue n°18 – Bogotá / Beyrouth

    Revue n°18 – Bogotá / Beyrouth

    Sommaire
    Patrick DevilleEditorial
    Présentation de Juan Gabriel VásquezLa danse des genres
    Héctor AbadEmma et Teresa
    Piedad BonnettCe qui n’a pas de nom (extrait)
    Santiago GamboaUne maison à Bogotá
    Tomás GonzálezMiel
    Nahum MonttL’Eskimo et le papillon (extrait)
    Julio ParedesLa. arte de la réalité
    Laura RestrepoHot Sur (extrait)
    Evelio RoseroTrois contes
    Alberto Salcedo RamosMémoires du dernier brave
    Miguel TorresL’incendie d’avril (extrait)
    Présentation de Charif Majdalani
    Elias KhouryLe royaume des étrangers
    Abbas BeydounSept poèmes
    Hoda BarakatLe goût des nèfles
    Hassan DaoudAucun chemin ne mène au paradis
    Jabbour DouaihyRayya-la-rivière (extrait)
    Rabee JaberBeyrouth, ville monde
    Yasmine KlatVous me direz au crépuscule
    Sahar MandouMina
    Rasha al-AtrashSavon

  • Revue n°1

    Revue n°1

    Sommaire
    Fulvio TomizzaIl est triste de vieillir dans une ville de vieillards
    Jean-Baptiste ParaTrieste ou l’avenir d’une nostalgie
    Giuseppe O.LongoLa signora Enzi
    Boris PahorL’alphabet muet de la nuit
    Entretien avec Marcello Mastroanni
    Raúl AnteloLe cartographe et la boue
    César AiraEl llanto
    María NegroniLe rêve d’Ursula
    Hugo GolaPoèmes
    Anacristina RossiLa folle de Gandoca
    Claribel AlegríaPoèmes
    Ernesto CardenalPoèmes
    Ana IstarúPoèmes
    Roberto SosaPoèmes
    Robert CastilloL’ange
    Augusto MonterrosoL’éclipse
    Tatiana LoboAmanda
    Sergio RamirezÀ Jackie, si chère à notre cœur
    Enrique JaramilloSilvia, je t’aime
    Ilarie VoroncaSaint-Nazaire
    Nikolaï KantchevLe Karma du Samouraï
    Katica KulavkovaInquiétude métaphysique
    Victor SosnoraPoèmes
    Salah StétiéLa mer de Koan
    Gao XingjianValse
    HawadNotre horizon de gamelles pour une gamelle d’horizons
    Giuseppe ConteLes jours du nuage
  • Dire la ville

    Dire la ville

    Recueil meeting 2014

    Depuis bientôt trente ans que la Maison des écrivains étrangers et des traducteurs accueillent à Saint-Nazaire des écrivains de tous les horizons, et que tout autour la ville s’est reconstruite, certains d’entre eux ont choisi de décrire des lieux nazairiens, comme l’écrivain danois Jan Sonnergaard 2, l’argentin Ricardo Piglia 3 ou l’espagnol Enrique Vila-Matas 4. Mais ce que nous imaginons cette année, c’est de rassembler en un recueil avant votre venue des déambulations urbaines un peu partout dans le monde, et que vous acceptiez de consacrer quelques feuillets à une ville qui est la vôtre ou une autre, ville habitée ou parcourue, dont le nom, ou celui d’un quartier, peut-être le titre du texte. (…) Patrick Deville Extrait de la préface

    Sommaire
    Hoda BarakatDire la ville
    François BeauneLes reflets du tourisme sur la ville
    Jabbour DouaihyL’homme au manuscrit
    Juan Gabriel VásquezVers la tombe de Borges
    Santiago GamboaVilles, romans
    Tomás GonzálezIles flottantes
    Laura RestrepoLa ville intérieure
    Minh Tran HuyLa Cité des cités
    Gilles OrtliebFriterie Jacqueline
    Alberto Ruy-SánchezQuatre pas vers Vârânasî
  • Comme en Quatorze

    Comme en Quatorze

    Recueil meeting 2013

    La phrase paradoxale et française, l’idiotisme, est difficile à traduire : C’est reparti comme en Quatorze ! qui signifie encore aujourd’hui que, finalement, tout va pour le mieux, et, qu’après quelques inquiétudes, tout est à nouveau sur la bonne voie, et dans l’optimisme. Comme en Quatorze ! (…) Tout cela est-il reparti comme en Quatorze ? Les écrivains et les artistes d’une manière plus générale, ont-ils là-dessus leur mot à dire ? Ont-ils un devoir d’alerte ? Ou bien la littérature, à la différence du journalisme, doit-elle, de tout cela, se foutre comme de l’an Quarante ? (…) Patrick Deville Extrait de la préface

    Sommaire
    Marianne AlphantDe choses et d’autres
    Jean-Christophe Bailly14, 40, et maintenant, et après ?
    Chrìstos ChryssòpoulosÀ la première personne. L’écrivain et la responsabilité individuelle
    Jean-Durosier DesrivièresMise en orbite d’un beau conflit
    Jorge EdwardsNotre treize et notre quatorze
    Mauricio ElectoratDe Neruda à Bolaño : une déterritorialisation
    Elsa OsorioÉcrire je suis latino-américaine
    Ersi SotiropoulosFoie bile entrailles
    Hyam YaredLittérature ou le risque de l’altérité