auteur : E

  • Vers l’Europe ?

    Vers l’Europe ?

    Recueil meeting 2018

    Vers l’Europe ?

    Qu’entendons-nous aujourd’hui lorsque nous prononçons le nom de la lointaine princesse phénicienne ?

    L’an prochain se tiendront dans vingt-huit pays les élections européennes, lesquelles ne semblent pas susciter l’enthousiasme mais souvent la suspicion, voire l’hostilité, l’oubli du rêve de Hugo un siècle et demie plus tôt, cent soixante-dix ans très exactement, qui appelait à la fondation des États-Unis d’Europe dans son discours au Congrès de la Paix : « Un jour viendra où les boulets et les bombes seront remplacés par les votes, par le suffrage universel des peuples ».

    C’était après l’échec des révolutions européennes de 1848 durement réprimées. Déjà d’un peu partout des exilés gagnaient la Suisse, sa neutralité, qu’elle n’avait pas choisie, mais qui lui fut imposée au sortir des guerres napoléoniennes. Et malgré le rêve hugolien ç’avaient été plus tard deux guerres mondiales chaque fois déclenchées au cœur de l’Europe, une nouvelle guerre dans les Balkans encore à la toute fin du XXe siècle. Pourtant les votes, en effet, ont remplacé les boulets, la législation de cette partie du monde est l’une des plus avancées en matière de libertés publiques, et en ce mois de septembre 2018, le parlement européen impose le respect du droit d’auteur aux plateformes numériques internationales. Comment les écrivains européens voient-ils aujourd’hui l’Europe ?

    Chaque année, la Maison des écrivains étrangers et des traducteurs met à l’honneur deux littératures, cette année la suisse et l’albanaise, de deux pays peu éloignés, qui sont au centre géographique de l’Europe sans appartenir à son organisation politique et économique, l’un semblant le souhaiter et l’autre non, deux pays entourés de tous côtés par les vingt-huit pays de l’Union, deux pays proches dans l’espace et qui pourtant, pendant la deuxième moitié du XXe siècle, semblaient vivre dans des temps  éloignés.

    La Suisse, dont la littérature s’est formée par la diversité de ses quatre langues officielles, par une longue tradition d’accueil et de refuge pour les écrivains, depuis Madame de Stael à Coppet et Chateaubriand à Genève, même s’il refusa son ambassade en Valais, James Joyce et Thomas Mann à Zurich et tant d’autres, un pays depuis longtemps ouvert aux progrès humanistes et aux rêves hugoliens, puisque le poète notait dans son journal le 5 juin 1873 : « Les journaux publient ceci : ABOLITION DE LA PEINE DE MORT EN SUISSE. Une lettre de Soleure, datée du 26 mai, contient ce qui suit : ‘Gloire à Victor Hugo ! le 24 mai le Grand Conseil, invoquant l’autorité du grand Victor Hugo, a aboli la peine de mort, à une majorité de 60 voix contre 11. Gloire au grand homme !’ ».

    L’autre, l’Albanie, pays d’unité linguistique, sous la dictature communiste d’Enver Hoxda après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, pays longtemps fermé, isolé, n’a définitivement aboli la peine de mort qu’en 2007. C’est à ces écrivains albanais confrontés à l’ouverture européenne et à un nouveau monde éditorial que nous avons posé la question de l’Europe, Ylljet Aliçka, Ridvan Dibra, Stefan Çapaliku, dont la Maison des écrivains étrangers et des traducteurs édite cette année en version bilingue le roman Chacun s’affole à sa manière, et Bessa Myftiu. Celle-ci, née albanaise, est aujourd’hui genevoise, écrit en français et se traduit en albanais. L’Albanie demeure un pays de grande émigration et la communauté albanaise est l’une des plus considérables de la Suisse.

    Le football est un puissant révélateur géopolitique des travers nationalistes. L’équipe d’Albanie n’était pas qualifiée pour la dernière coupe du monde en Russie. Ses meilleurs joueurs, naturalisés suisses, jouaient pour la Confédération. On se souvient du scandale provoqué par ces buteurs mimant avec les mains l’envol de l’aigle albanais lors du match de la Nati contre la Serbie.

    Cette question du sentiment européen, nous l’avons encore posée à Jakuta Alikavazovic, auteure française dont l’œuvre est hantée par ce récent passé monstrueux des Balkans, et à Kaouther Adimi, auteure algérienne écrivant elle aussi à Paris, laquelle, dans le texte qu’on découvre ici, rappelle le terrible pacte germanique conclu entre les équipes de football de l’Allemagne et de l’Autriche lors de la coupe du monde de 1982 en Espagne pour évincer l’Algérie.

    Quant aux auteurs suisses, le sujet européen est ici abordé par Metin Arditi, d’origine turque, Elisa Shua Dusapin, d’origine coréenne, tous deux écrivains de langue française, par Dorothée Elmiger et Matthias Zschokke de langue allemande, et Alberto Nessi, poète de langue italienne dont la meet a édité en version bilingue le recueil Algues noires il y a quinze ans, en 2003. L’Europe est aussi ce lieu de la curiosité pour les littératures du monde et leur traduction. Au-delà des nationalismes et des populismes toujours menaçants, Nessi, au souvenir d’un poème de Prévert, invoque cette idée de l’universalisme européen : « Il existe une conscience littéraire européenne qui dialogue avec celle des autres continents. Une conscience babélique, qui nous rend frères de tous les autres humains, même de ceux que nous ne connaissons pas. »

    Patrick Deville

    Sommaire
    Kaouther AdimiJe ne suis pas européenne
    Ylljet AliçkaDes ponts invisibles vers l’Europe
    Metin ArditiJ’aurais tant aimé
    Jakuta AlikavazovicMa mélancolie européenne
    Stefan ÇapalikuEffleurer l’Europe, sans jamais l’atteindre
    Ridvan DibraVers l’Europe en costume post-moderne
    Dorothée ElmigerSur une chaise en plastique au bord de la Méditerranée
    Bessa MyftiuVers l’Europe
    Alberto NessiEau-de-vie
    Elisa Shua DusapinLangues au corps
    Matthias ZschokkeEst-ce de la littérature européenne ?

  • La vie des langues

    La vie des langues

    Recueil meeting 2021

    Si on ne souscrit pas au mythe de Babel, leur apparition est énigmatique : elles naissent, croissent, se déploient, rayonnent, puis s’éteignent. Nous savons tous que nous parlons, écrivons surtout, de futures langues mortes. Le passé de notre propre langue, le temps passant, se dérobe : la plupart des lecteurs français lisent aujourd’hui les œuvres de Rabelais ou de Montaigne dans des versions modernisées. Cette vie des langues, leur évolution, leur fragilité, est le thème des rencontres internationales Meeting de cette année 2020, à Saint-Nazaire et à Paris.

    Les écrivains invités se penchent ici sur l’histoire de leur propre langue d’écriture et de lecture. Les deux littératures mises à l’honneur lors de cette dix-huitième édition des Rencontres sont la norvégienne et la vietnamienne, écrivains norvégiens confrontés à la dualité nationale, de leur langue d’usage, nynorsk et bokmal, écrivains vietnamiens maniant l’une des rares langues asiatiques transcrites en alphabet latin, le quôc ngü, après les écritures han puis nôm d’origines chinoises. Et nous demanderons à tous ces écrivains, depuis différentes régions du monde, d’Espagne et des Comores, de la Somalie et de l’Inde, comment ils ont découvert la littérature mondiale traduite dans leurs langues. Les œuvres classiques sont souvent retraduites tous les vingt ou trente ans. Parce que la langue de réception évolue, se modifie. Nous leur demanderons aussi cela : comment, pendant ces années de leur propre écriture, depuis leurs débuts littéraires, ils ont, ou non, tenu compte des modifications et des changements intervenus autour d’eux dans leur langue d’écriture.

    Patrick Deville

    Sommaire
    Do.KLangage, identité et carton de nouilles instantanées
    Abnousse ShalmaniLire Victor Hugo en persan
    Mona HøvringLes sauriens des Galápagos
    Buit ChatCochons, porcs et poésie
    Manuel VilasLa Tour de Babel
    Pierre DucrozetLa vie des langues
    Nguyên Binh PhuongL’arbre et l’écorce
    Eivind Hofstad EvjemoGouttes d’eau sur un fil téléphonique
    Sylvain PrudhommeMalaxe
    Phan Hon NhienBleu
    Sarah ChicheD’une langue morte
    ThuânDe Tolstoï à Sartre
    Ubah Cristina Ali FarahLa langue, mon seul pays
  • Comment ça commence

    Comment ça commence

    Recueil meeting 2019

    On glissait autrefois un manuscrit dans une grande enveloppe oblitérée, sur laquelle on inscrivait l’adresse de l’éditeur dont les livres au catalogue vous avait le plus bouleversé, dans lequel on rêvait de figurer. On attendait. Un courrier ou un appel téléphonique, un jour, après que, depuis des mois ou des années, vous écriviez dans la solitude, faisait de vous un écrivain. Un éditeur vous adoubait.

    Si cette pratique postale n’a pas disparu, d’autres procédures apparaissent. En France, des universités créent des formations à la création littéraire, des maisons d’édition proposent aussi des cours ou ateliers afin de trouver de nouveaux auteurs. C’est aussi le cas au Pays-Bas. L’idée nous est venue de demander à des écrivains éparpillés dans l’espace et le temps, de plusieurs pays et de plusieurs générations, de revenir sur ce moment, capital, de leur première rencontre avec leur premier éditeur, l’histoire de leur première publication.

    Ce recueil rassemble les contributions d’écrivains hollandais et marocains, représentants de ces deux littératures mises à l’honneur cette année par la Maison des écrivains étrangers et des traducteurs, d’autres aussi, de France ou d’Italie, du Chili. Tous viennent en ce mois de novembre à Saint-Nazaire et à Paris se rencontrer, rencontrer les lecteurs, présenter leurs livres, s’interroger sur les changements en cours dans l’édition, la librairie, la critique, et dans leur propre activité, si curieuse, d’écrire des livres et de les publier.

    Patrick Deville

    Sommaire
    Mohamed BerradaPlus qu’un premier livre, plus qu’un éditeur
    Jean-Marie Blas de RoblèsDouble détente
    Yasmine ChamiCorps de papier
    Julia DeckPlace des fêtes
    Youssef FadelLe barbier de Casablanca
    Saskia GoldschmidtUn nectar noir comme du jais
    Liza GinzburgRépondre des voix : un engagement
    Jalal El HamaouiLe poète en situation de hors-jeu
    Toine HeijmansLa Planète Littérature
    Latifa LabsirJuste un désir
    Samy LangeraertUn doute absurde
    David LopezÉcole
    Inge SchilperoordPinceuse d’âmes écrivaine ou écrivaine pinceuse d’âmes
    Luis SepulvedaLe jour où Indiana Jones n’est pas arrivé gare Montparnasse
    Ardiaan van DisEntrer en littérature par le nez
    Nina YargekovComment ça finit…
    Niña WeijersConcours et stage d’écriture
    Abdallah ZrikaPremier livre, premier tatouage

  • Meeting 2009

    Meeting 2009

    Meeting 2009

    Où en sommes-nous, dans ce XXIème siècle déjà bien engagé, des « genres littéraires » ? Les distinctions du « roman », du « récit », du « poème », de la « nouvelle » sont-elles encore valides ? Des glissements se sont-ils opérés ? (…) Patrick Deville

    Extrait de la préface du recueil Se donner un genre, Meet 2009



    John Burnside (Ecosse)
    Jacques Darras (France)
    Asli Erdogan (Turquie)
    Percival Everett (Etats-Unis)
    Armand Gatti (France)
    Jens Christian Grøndahl (Danemark)
    Yvon Le Men (France)
    Julio Llamazares (Espagne)
    José Angel Manas (Espagne)
    Rosa Montero (Espagne)
    Marius Daniel Popescu (Roumanie)
    Jørn Riel (Danemark)
    Juana Salabert (Espagne)
    Pierre Senges (France)
    Michel Séonnet (France)
    Yuri Slezkine (Etats-Unis)
    Jan Sonnergaard (Danemark)
    Jens Smærup Sorensen (Danemark)
    Yoko Tawada (Allemagne)
    Duong Thu Huong (France)
    Jean-Philippe Toussaint (France/Belgique)
    Littérature danoise contemporaine Jens Christian Grøndhal, Jørn Riel, Jens Smærup Sørensen et Karl Ejby Poulsen
    – 14/11/2009 – Médiathèque Etienne Caux
    Littérature espagnole contemporaine Juana Salabert, José Angel Mañas, Rosa Montero et Julio Llamazares
    – 15/11/2009 – Life
    Se donner un genre Aslı Erdogan, Juana Salabert et John Burnside
    – 15/11/2009 – Life
    Se donner un genre Yvon Le Men, Julio Llamazares et Jacques Darras
    – 21/11/2009 – Life
    Se donner un genre Anne-Marie Métailié (éditions Métailié), Sabine Wespieser (éditions Sabine Wespieser), Olivier Rubinstein (éditions Denoël) et Paul Otchakovsky- Laurens (éditions P.O.L)
    – 21/11/2009 – Life
    Se donner un genre Percival Everett, Yuri Slezkine et Jan Sonnergaard
    – 20/11/2009 – Life
    Présentation du livre Ces canards qui volaient contre le vent et débat public
    Armand Gatti, Marc Kravetz et Michel Séonnet
    – 20/11/2009 – Life
    Les critiques et les genres littéraires Alain Nicolas (L’Humanité), Thierry Guichard (Le Matricule des Anges), Norbert Czarny (La Quinzaine Littéraire) et Hervé Aubron (Le Magazine Littéraire)
    – 22/11/2009 – Life
    Les prix litttéraires Duong Thu Huong, Phuong Dang Tran, Jean- Raymond Fanlo
    – 21/11/2009 – Life
    Les genres de Daniel Popescu
    – 21/11/2009 – Life
    Se donner un genre Pierre Senges, Yoko Tawada et Rosa Montero
    – 22/11/2009 – Life
    Se donner un genre Se donner un genre – Jørn Riel et Jean-Philippe Toussaint
    – 22/11/2009 – Life
    Les genres de Jean-Philippe Toussaint avec Sylvain Bourmeau et Patrick Soquet
    – 22/11/2009 – Life
  • Meeting 2008

    Meeting 2008

    Meeting 2008

    Festival de littérature Meeting 2008

    La Maison des Écrivains Étrangers et des Traducteurs publie chaque année un recueil de textes sur un sujet proposé à une quinzaine d’écrivains : après Le Lecteur idéal, Les Bonheurs de Babel, L’invention du Livre, Lectures lointaines, Avoir Vingt ans, voici L’histoire ou la géographie, manière de savoir quelle place tiennent ces deux-là à la quinzaine d’écrivains invités dans leur vie, dans leurs livres, quelle place elles tenaient dans leur imagination d’enfant, si l’une des deux joue un rôle particulier, voire principal, dans leur travail et leur intérêt de lecteur, si les rapports qu’ils entretiennent avec elles ont évolué au fil du temps, comment leurs livres et leur vie se jouent de cet équilibre précaire, à la croisée de ces deux réalités, l’une réversible et l’autre non. (…) Patrick Deville

    Extrait de la préface du recueil L’histoire ou la géographie, Meet 2008



    David Albahari (Serbie/Canada)
    Arno Bertina (France)
    Ying Chen (Chine/Canada)
    Antônio Dutra (Brésil)
    Jean Echenoz (France)
    Mathias Enard (France)
    Gamal Ghitany (Égypte)
    Vassili Golovanov (Russie)
    John Haskell (États-Unis)
    Chenjerai Hove (Zimbabwe/États-Unis)
    Lidia Jorge (Portugal)
    Alaa Khaled (Égypte)
    Ahmad Abo Khnegar Égypte)
    Hadrien Laroche (France/Canada)
    Iman Mersal (Égypte/Canada)
    Wilfried N’Sondé (Congo/allemagne)
    Denis Podalydès (France)
    Olivier Rolin (France)
    Lydie Salvayre (France)
    Boualem Sansal (Algérie)
    Gonçalo M.Tavares (Portugal)
    Enrique Vila-Matas (Espagne)
    Autour de Vancouver Hadrien Laroche, Iman Mersal, Ying Chen
    – 13/11/2008 – Le Grand Café
    Autour du Caire Gamal Ghitany, Iman Mersal, Alaa Khaled, Ahmed Abo Khnegar
    – 14/11/2008 – Life
    Lecture de textes de Pierre Lartigue en présence de son éditeur Jacques Damade Sophie Merceron et Yves Arcaix
    – 14/11/2008 – Life
    L’histoire ou la géographie Ying Chen, John Haskell, Wilfried N’Sondé
    – 14/11/2008 – Life
    Lecture de Ravel de Jean Echenoz par Denis Podalydès accompagnement au piano Éléonore Sandron
    – 14/11/2008 – Escal’Atlantic
    Denis Podalydès pour son livre Voix off
    – 15/11/2008 – Life
    L’histoire ou la géographie – les Lusophonies – Lidia Jorge, Gonçalo M.Tavares, Antônio Dutra
    – 15/11/2008 – Life
    De l’imposture en littérature Enrique Vila-Matas, Jean Echenoz
    – 15/11/2008 – Life
    Les prix littéraires Vassili Golovanov, Hélène Châtelain, Odile Begué, Antônio Dutra
    – 15/11/2008 – Life
    L’histoire ou la géographie Arno Bertina, Lydie Salvayre, Hadrien Laroche
    – 16/11/2008 – Life
    L’histoire ou la géographie Les Balkans Mathias Enard, David Albahari
    – 16/11/2008 – Life
    L’histoire ou la géographie David Albahari, Boualem Sansal, Chenjerai Hove
    – 16/11/2008 – Life
  • Meeting 2006

    Meeting 2006

    Meeting 2006

    Festival de littérature Meeting 2006

    C’est toujours un peu la même question. De celles qu’on aime parce qu’elles de connaissent pas de réponses. Il convient de les manipuler, de jouer avec. Qu’est-ce que lire et comment devient-on lecteur ? Pourquoi on devient écrivain. Répéter les choses simples, aussi : que la lecture ni l’écriture ne sont des hobbies, et ne ressortissent au divertissement, mais à l’extrême attention portée sur le monde. Que la littérature est la seule voie sans doute d’accès à la condition humaine, sur quoi les sciences et la raison finalement nous disent si peu (…) Patrick Deville

    Extrait de la préface du recueil Lectures lointaines, meet 2006



    Russell Banks (États-Unis)
    Muharem Bazdulj (Bosnie-Herzégovine)
    Jenny Bornholdt (Nouvelle-Zélande)
    Clémence Boulouque (France)
    John Burnside (Écosse)
    Michel Chaillou (France)
    Giuseppe Conte (Italie)
    Alan Duff (Nouvelle-Zélande)
    Jean Echenoz (France)
    José Manuel Fajardo (Espagne)
    Maria Fasce (Argentine)
    Pierre Furlan (France)
    Jean Hatzfeld (France)
    Aleksandar Hemon (Bosnie-Herzégovine)
    Jean-Marie Laclavetine (France)
    Oscar David Lopez (Mexique)
    Alain Mabanckou (Congo)
    Robert McLiam Wilson (Irlande du Nord)
    Pepetela (Angola)
    Alain Robbe-Grillet (France)
    Jean Rolin (France)
    Antonio Sarabia (Mexique)
    Faruk Sehic (Bosnie-herzégovine)
    Paco Ignacio Taibo II (Mexique)
    Natalia Toledo (Mexique)
    Nenad Velickovic (Bosnie-Herzégovine)
    André Velter (France)
  • Meeting 2004

    Meeting 2004

    Meeting 2004

    Festival de littérature Meeting 2004

    Plaçons d’emblée ces Bonheurs de Babel sous les auspices de l’auteur de La langue sauvée, de cet enfant né à Roustchouk dans l’empire ottoman – aujourd’hui Ruse en Bulgarie – qui apprend à l’âge de huit ans sa cinquième langue, l’allemand, et celle-ci deviendra sa langue d’écrivain. C’est avec un passeport turc qu’il fuira l’Autriche pour l’Angleterre en novembre 1938 (…)

    Les écrivains invités cette année ont accepté d’écrire à leur tour ce que le cosmopolitisme et le multilinguisme apportent à leur vie, à leur bonheur de lecteur et à leur travail d’écrivain (…)

    Patrick Deville – Extrait de la préface du recueil Les Bonheurs de Babel, meet 2004



    Enis Batur (Turquie)
    Marcel Bénabou (France)
    Eduardo Berti (Argentine)
    Lisa Bresner (France)
    Hans Christoph Buch (Allemagne)
    Emmanuel Carrère (France)
    Asli Erdogan (Turquie)
    Paul Fournel (France)
    Lorand Gaspar (France)
    Nedim Gürsel (Turquie)
    Yang Lian (Chine)
    Song Lin (Chine)
    Zakes Mda (Afrique du Sud)
    Antoine Volodine (France)
    Spôjmaï Zariâb (Afghanistan)
  • Meeting 2012

    Meeting 2012

    Meeting 2012

    Festival de littérature Meeting 2012

    La Maison des Écrivains Étrangers et des Traducteurs de Saint-Nazaire a 25 ans



    Laura Alcoba (Argentine)
    Gabriella Aleman (Equateur)
    Eduardo Berti (Argentine)
    Mario Campaña (Equateur)
    Martin Felipe Castagnet (Argentine)
    Peter Esterhazy (Hongrie)
    Dominique Fernandez (France)
    Ferrante Ferranti (France)
    Dalibor Frioux (France)
    Anne Marie Garat (France)
    Christian Garcin (France)
    Régis Jauffret (France)
    Anna Kim (Autriche)
    Hubert Klimko (Pologne)
    Hadrien Laroche (France)
    Edwin Madrid (Equateur)
    Robert Mac Liam Wilson  (Irlande)
    Charif Majdalani (Liban)
    Jean-Claude Pinson (France)
    Denis Podalydès (France)
    Jan Sonnergaard (Danemark)
    César Ramiro Vasconez (Equateur)
    Huilo Ruales Hualca (Equateur)
    Ouverture de Meeting – présentation de la revue n°16 – Edwin Madrid, César Vasconez, Ramiro Noriega.
    – 15/11/2012 – Life
    Littérature équatorienne contemporaine Mario Campaña, Huilo Ruales Hualca, Edwin Madrid, Ramiro Noriega
    – 16/11/2012 – Life
    Écrire à Saint-Nazaire
    Anna Kim, Jan Sonnergaard
    – 16/11/2012 – Life
    Littérature irlandaise contemporaine
     Hadrien Laroche, Robert McLiam Wilson
    – 16/11/2012 – Life
    Vers l’Argentine
     Eduardo Berti, Laura Alcoba, Martin Castagnet
    – 17/11/2012 – Life
    Vers la Russie
     Ferrante Ferranti, Dominique Fernandez, Christian Garcin, Maxime Ossipov, Patrick Deville
    – 17/11/2012 – Life
    Vers l’Autriche Régis Jauffret
    – 17/11/2012 – Life
    Ça ne veut pas rien dire
     Anne-Marie Garat, Dalibor Frioux
    – 17/11/2012 – Life
    Remise des prix littéraires
     Peter Esterhazy, Agnès Jarfas, Sophie Benech
    Martin Castagnet
    – 17/11/2012 – Life
    Denis Podalydès lit Beckett
    – 17/11/2012 – Life
    De l’autre côté du vin
     Jan Sonnergaard, Jean-Claude Pinson, Patrick Deville, César Vasconez

    – 18/11/2012 – Life
    Vers la Révolution Laura Alcoba
    – 18/11/2012 – Life
    Écrire à Saint-Nazaire Mario Campaña, Hubert Klimko
     
    – 18/11/2012 – Life
    Ça ne veut pas rien dire
     Charif Majdalani, Robert Mc Liam Wilson

     
    – 18/11/2012 – Life
  • Meeting 2013

    Meeting 2013

    Meeting 2013

    Festival de littérature Meeting 2013

    La phrase paradoxale et française, l’idiotisme, est difficile à traduire : C’est reparti comme en Quatorze ! qui signifie encore aujourd’hui que, finalement, tout va pour le mieux, et, qu’après quelques inquiétudes, tout est à nouveau sur la bonne voie, et dans l’optimisme. Comme en Quatorze ! (…) Tout cela est-il reparti comme en Quatorze ? Les écrivains et les artistes d’une manière plus générale, ont-ils là-dessus leur mot à dire ? Ont-ils un devoir d’alerte ? Ou bien la littérature, à la différence du journalisme, doit-elle, de tout cela, se foutre comme de l’an Quarante ? (…) Patrick Deville

    Extrait de la préface du recueil Comme en Quatorze, Meet 2013



    Marianne Alphant (France)
    Vassilis Alexakis (France)
    Jean-Christophe Bailly (France)
    Ioanna Bourazopolou (Grèce)
    Roberto Brodsky (Chili)
    Christos Chryssopoulos (Grèce)
    Jean-Durosier Desrivières (Haiti)
    Jean Echenoz (France)
    Jorge Edwards (Chili)
    Mauricio Electorat (Chili)
    Jean Hatzfeld (France)
    Denis Lavant (France)
    Ronaldo Menéndez (Cuba)
    Elsa Osorio (Argentine)
    Frédéric Pajak (France)
    Jean-Noël Pancrazi (France)
    Sara Rosenberg (Argentine)
    Ersi Sotiropoulos (Grèce)
    Dimitris Stefanakis (Grèce)
    Michel Volkovitch (France)
    Eric Vuillard (France)
    Hyam Yared (Liban)
    Diego Zúñiga (Chili)
    Littérature grecque contemporaine
    Oliver Descottes, Ionna Bourazopoulou, Michel Volchovitch, Dimitris Stefanakis
    – 14/11/2013 – Life
    Littérature chilienne contemporaine
    Mauricio Electorat, Roberto Brodsky, Diego Zúñiga, Felipe Tupper
    – 15/11/2013 – Life
    Lycée expérimental de Saint Nazaire, avec Hyam Yared et Jean-Durosier Desrivières
    – 15/11/2013
    Dialogue
    Dimitris Stefanakis
    – 15/11/2013 – Life
    Jean Echenoz – Lecture de 14
    – 15/11/2013 – Life
    Comme en Quatorze
    Jean-Durosier Desrivières, Vassilis Alexakis, Ersi Sotiropoulos
    – 16/11/2013 – Life
    Comme en Quatorze
    Mauricio Electorat, Jean Hatzfeld, Jean-Noël Pancrazi
    – 16/11/2013 – Life
    Comme en Quatorze
    Hyam Yared, Jean-Christophe Bailly
    – 16/11/2013 – Life
    Comme en Quatorze
    Elsa Osorio, Ronaldo Menéndez
    – 16/11/2013 – Life
    Remise des prix Laure Bataillon et classique Christos Chryssopoulos, Anne-Laure Brisac, Sophie Benech
    – 16/11/2013 – Life
    Hommage à Roberto Bolaño Roberto Brodsky, Thierry Clermont, Sara Rosenberg
    – 17/11/2013 – Life
    Écrire à Saint-Nazaire
    Ronaldo Menéndez, Sara Rosenberg, Ersi Sotiropoulos
    – 17/11/2013 – Life
    Voir l’histoire
    Frédéric Pajak, Eric Vuillard, Patrick Deville
    – 17/11/2013 – Life
    Comme en Quatorze
    Christos Chryssopoulos, Marianne Alphant, Jean-Christophe Bailly
    – 17/11/2013 – Life
    Denis Lavant Lecture de Alors Carcasse
    – 17/11/2013 – Life