Où en sommes-nous, dans ce XXIème siècle déjà bien engagé, des « genres littéraires » ? Les distinctions du « roman », du « récit », du « poème », de la « nouvelle » sont-elles encore valides ? Des glissements se sont-ils opérés ? (…) Patrick Deville
Extrait de la préface du recueil Sedonner un genre, Meet 2009
Littérature danoise contemporaine Jens Christian Grøndhal, Jørn Riel, Jens Smærup Sørensen et Karl Ejby Poulsen – 14/11/2009 – Médiathèque Etienne Caux
Littérature espagnole contemporaine Juana Salabert, José Angel Mañas, Rosa Montero et Julio Llamazares – 15/11/2009 – Life
Se donner un genre Aslı Erdogan, Juana Salabert et John Burnside – 15/11/2009 – Life
Se donner un genre Yvon Le Men, Julio Llamazares et Jacques Darras – 21/11/2009 – Life
Se donner un genre Anne-Marie Métailié (éditions Métailié), Sabine Wespieser (éditions Sabine Wespieser), Olivier Rubinstein (éditions Denoël) et Paul Otchakovsky- Laurens (éditions P.O.L) – 21/11/2009 – Life
Se donner un genre Percival Everett, Yuri Slezkine et Jan Sonnergaard – 20/11/2009 – Life
Présentation du livre Ces canards qui volaient contre le vent et débat public Armand Gatti, Marc Kravetz et Michel Séonnet – 20/11/2009 – Life
Les critiques et les genres littéraires Alain Nicolas (L’Humanité), Thierry Guichard (Le Matricule des Anges), Norbert Czarny (La Quinzaine Littéraire) et Hervé Aubron (Le Magazine Littéraire) – 22/11/2009 – Life
Les prix litttéraires Duong Thu Huong, Phuong Dang Tran, Jean- Raymond Fanlo – 21/11/2009 – Life
Les genres de Daniel Popescu – 21/11/2009 – Life
Se donner un genre Pierre Senges, Yoko Tawada et Rosa Montero – 22/11/2009 – Life
Se donner un genre Se donner un genre – Jørn Riel et Jean-Philippe Toussaint – 22/11/2009 – Life
Les genres de Jean-Philippe Toussaint avec Sylvain Bourmeau et Patrick Soquet – 22/11/2009 – Life
Qu’avez-vous fait de vos vingt ans ? Dans quelle ville étiez-vous ? Que lisiez-vous ? Écriviez-vous ?
À l’occasion des vingt ans de la Maison des Écrivains Étrangers et des Traducteurs nous posons ces questions à une vingtaine d’écrivains de générations différentes, éparpillés autour du monde. Mais on pense à ce rêve borgésien dans lequel tous les livres de la bibliothèque seraient écrits par une seule personne. Elle change de sexe et de continent, de style et de langue. Elle passe la Révolution culturelle dans la campagne chinoise, vole comme l’ange de Wenders de Berlin-ouest à Berlin-est, puis de Beyrouth-est à Beyrouth-ouest. Elle étudie la chimie ou la philosophie, collabore à des journaux canadiens, puis brésiliens, crée des revues littéraires au Japon, en Iran et au Portugal. Elle est partout sur la planète, parfois douée d’ubiquité, souvent seule. Elle a toujours vingt ans. Deux fois apparaît dans les pages de ce recueil publié pour les rencontres Meeting n°5, Greta Garbo, l’icône de la solitude. Patrick Deville
C’est toujours un peu la même question. De celles qu’on aime parce qu’elles de connaissent pas de réponses. Il convient de les manipuler, de jouer avec. Qu’est-ce que lire et comment devient-on lecteur ? Pourquoi on devient écrivain. Répéter les choses simples, aussi : que la lecture ni l’écriture ne sont des hobbies, et ne ressortissent au divertissement, mais à l’extrême attention portée sur le monde. Que la littérature est la seule voie sans doute d’accès à la condition humaine, sur quoi les sciences et la raison finalement nous disent si peu (…) Patrick Deville
Extrait de la préface du recueil Lectures lointaines, meet 2006
En novembre 2006 les rencontres littéraires internationales n’étaient pas encore filmées.
Depuis bientôt trente ans que la Maison des écrivains étrangers et des traducteurs accueillent à Saint-Nazaire des écrivains de tous les horizons, et que tout autour la ville s’est reconstruite, certains d’entre eux ont choisi de décrire des lieux nazairiens, comme l’écrivain danois Jan Sonnergaard 2, l’argentin Ricardo Piglia 3 ou l’espagnol Enrique Vila-Matas 4. Mais ce que nous imaginons cette année, c’est de rassembler en un recueil avant votre venue des déambulations urbaines un peu partout dans le monde, et que vous acceptiez de consacrer quelques feuillets à une ville qui est la vôtre ou une autre, ville habitée ou parcourue, dont le nom, ou celui d’un quartier, peut-être le titre du texte. (…) Patrick Deville
Extrait de la préface du recueil Dire la ville, Meet 2014
La Maison des écrivains étrangers et des traducteurs mettra cette année l’accent sur le T de la MeeT, mettra à l’honneur les traducteurs et la littérature traduite, et donc aussi les écrivains, puisque le titre choisi pour ces rencontres, « Traduire la vie », convoque Proust et la Recherche, et l’idée que c’est la grande entreprise de la littérature de traduire la « vraie vie » et de nous l’offrir, comme le narrateur dans Le Temps retrouvé découvrant que, « flatté d’être bien reçu chez les Guermantes, et d’ailleurs un peu grisé par leurs vins, je ne pouvais m’empêcher de dire à mi-voix, seul, en les quittant : “ Ce sont tout de même des êtres exquis avec qui il serait doux de passer la vie”, je m’apercevais que ce livre essentiel, le seul livre vrai, un grand écrivain n’a pas, dans le sens courant, à l’inventer puisqu’il existe déjà en chacun de nous, mais à le traduire. Le devoir et la tâche d’un écrivain sont ceux d’un traducteur ».
Claude Lévi-Strauss écrivait il y a soixante ans que le voyage était déjà fini – jugement très excessif sans doute aux yeux des anthropologues et archéologues d’aujourd’hui qui découvrent encore des peuplades inconnues et des civilisations englouties.
Quant à la littérature de l’Europe, qui depuis toujours se nourrit de l’ailleurs et de l’étranger, s’en va voir là-bas, comment en ce siècle est-elle confrontée à l’apparition de nouvelles barrières dressées devant l’arrivée des migrants, la question n’est pas nouvelle, et Hugo déjà depuis son exil s’élevait contre les frontières : « Etranger ?
Que signifie ce mot ? Quoi, sur ce rocher j’ai moins de droits que dans ce champ ? Quoi, j’ai passé ce fleuve, ce sentier, cette barrière, cette ligne bleue ou rouge visible seulement sur vos cartes, et les arbres, les fleurs, le soleil ne me connaissent plus ? Quelle ineptie de prétendre que je suis moins homme sur un point de la terre que sur l’autre ! » Comment vivons-nous, écrivains français, polonais ou italiens, ce terrible déséquilibre, nos si faciles aller-retour partout sur la planète, quand l’aller simple est interdit à tant d’autres ? L’aventure géographique nous est-elle interdite ou, au contraire, devons-nous plus encore continuer d’aller voir là-bas ?
Littérature italienne contemporaine Mauro Covacich, Roberto Ferrucci, José Angel Gonzalez Sainz, Simonetta Greggio, Tiziano Scarpa – 18/11/2016 – Life
Hommage à Ryszard Kapuscinski par Jean-Pierre Morel – 19/11/2016 – Life
L’aventure géographique Alain Borer, Patrice Franceschi, Jean-Marie Laclavetine – 19/11/2016 – Life
Dialogue André Velter, Ernest Pignon Ernest – 19/11/2016 – Life
Ecrire à Saint-Nazaire Wang Yin, Chantal Chen-Andro, Roberto Ferrucci, Edwin Madrid – 19/11/2016 – Life
Dialogue avec Marie Darrieusecq – 19/11/2016 – Life
Récital de poésie Par vent portant André Velter et Gaspar Claus – 19/11/2016 – Life
Dialogue Jean-Christophe Rufin, Patrick Deville – 20/11/2016 – Life
L’aventure géographique Justyna Bargielska, Mauro Covacich, Filip Springer – 20/11/2016 – Life
L’aventure géographique Horacio Castellanos Moya, Sébastien Lapaque, Wang Yin – 20/11/2016 – Life
L’aventure géographique Olga Tokarczuk, Simonetta Greggio, Tiziano Scarpa – 20/11/2016 – Life
Remise des prix Laure Bataillon, Laure Bataillon classique et jeune littérature latino américaine Gabriel Josipovici, Bernard Hœpffner, Alain van Crugten, Felipe Troya – 20/11/2016 – Life
La Maison des Écrivains Étrangers et des Traducteurs, la MEET, créée en 1987, fêtera ses trente ans d’existence en novembre prochain, pendant les rencontres internationales Meeting, avec la parution d’un livre, « Saint-Nazaire est littéraire », photographies, portraits, et textes d’écrivains venus à Saint-Nazaire depuis un siècle et demi comme Jules Verne et Stendhal, et des écrivains du monde entier invités depuis trente ans par la Meet. Elle mettra cette année à l’honneur les littératures du Pérou et du Portugal, éditera le panorama bilingue Lima/Lisbonne, vingt-et-unième de la série. Les rencontres auront pour titre « Vers l’Avenir », et imagineront les trente ans qui viennent et les trente prochaines années de la Meet. C’est le voeu que nous formulons.
La dix-septième édition du festival Meeting s’est tenue en novembre 2019 entre Saint-Nazaire et Paris. Retrouvez en intégralité les captations de l’ensemble des rencontres nazairiennes.
Parce qu’au début, pendant une période plus ou moins longue, on écrit sans être écrivain : c’est le premier éditeur qui, en quelque sorte, adoube et confère ce titre.
Ces parcours sont divers dans leur disparité géographique et historique. Alors qu’en France, le parcours classique était autrefois seulement postal : l’envoi du manuscrit, l’attente de la réponse, parfois une lettre de refus et parfois un appel téléphonique ou un télégramme, méthodes et manières semblent avoir changé. Nous avons demandé à dix-huit écrivains d’origines, de générations différentes de nous raconter comment pour eux ça a commencé.