auteur : L
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La nostalgie de la boue
D’après la liste des prises de vue sur laquelle se base le scénario de La table 23, qui a pour sous-titre Centimètre de Plaisir, c’est au tour d’une étudiante cochonne. Victoria doit être surprise par le Teacher Rocco pendant qu’elle se masturbe avec une trousse, et ensuite il doit la punir d’une volée de sexe rigide. Elle se comporte comme une mineure qui n’a pas appris correctement les tables de multiplication et accepte, soumise, la punition. Elle doit pousser des cris, haleter et s’exciter comme une petite fille qui fait du chantage à ses parents pour qu’on lui achète un jouet et qui arrête ainsi de pleurer. Deux autres actrices doivent regarder la scène par la fenêtre pendant qu’elles se lèchent mutuellement les doigts et les poings.
Oscar David LOPEZ
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Trois nouvelles au bord de l’eau
Requiem
Il ne restait que quelques centaines de mètres avant la maison et pourtant je n’ai pu m’empêcher de freiner et de m’arrêter sur le bord de la route. J’ai ouvert la portière et les odeurs ont monté vers moi : les fleurs, l’herbe, les pins de la forêt et, derrière la colline, la mer s’étendant à perte de vue. Ces fragrances, je les connaissais. D’une certaine façon elles faisaient partie de moi.
Je suis allé me poster près du vieux chêne et j’ai ouvert ma braguette. Au loin on entendait le bruit d’une scie à moteur. C’était sûrement le paysan, s’il était encore en vie. Mais peut-être quelqu’un d’autre a-t-il repris la ferme. J’ai tourné la tête et regardé vers la pointe. Je ne voyais pas encore la maison, j’en devinais seulement la présence en dessous des pins qui montaient la garde sur elle. Par grand vent, ces arbres au fût très droit et de taille impressionnante grinçaient et craquaient. Enfant, je tirais la couverture par-dessus ma tête pour tenter d’empêcher ces bruits d’envahir mes pensées. Mais ce n’était guère efficace et je finissais toujours par quitter la quiétude de mon lit pour retrouver Édith dans la salle de séjour. Le mauvais temps ne la dérangeait pas le moins du monde, elle, et la sentir près de moi calmait vite mes appréhensions.
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Le tunnel vertical
Antécédents
Bonifacio Almeyda se présentait au club à la tombée du jour et buvait une ou deux grappas, debout au comptoir ; posé, taciturne et légèrement de biais, comme pour rester ouvert à l’entourage malgré son isolement, il parlait à peine et passait inaperçu au milieu des clients qui hurlaient sans arrêt autour des jeux de cartes et des terrains de boules. À vrai dire, dès qu’il sortait, une demi-heure plus tard, trois quarts d’heure tout au plus, on avait bien du mal à conserver de lui un souvenir précis, sans doute en raison du fait qu’il se distinguait peu des personnes vieillissantes que l’on croisait dans ce quartier de gens modestes et d’ouvriers. Je savais qu’il s’appelait Bonifacio Almeyda, non pas qu’il me l’eût dit, car il n’ouvrait la bouche qu’en arrivant et partant afin de lancer un « salut » neutre et générique, mais pour l’avoir appris par le gérant du bar qui savait également que l’homme venait du nord, qu’il logeait seul dans une pension non loin du club et qu’il avait travaillé pour le ministère des Travaux publics.