Je ne veux pas laisser à Saint-Nazaire le souvenir d’une canaille. Je sais que je pourrais me taire. Il suffirait de bazarder ces aveux concernant ma responsabilité dans la mort de Gérard que je n’ai connu qu’en rêve et dont la véritable existence ne m’a été révélée qu’après sa mort. Seule ma conscience m’oblige à me faire connaître. Finalement cet ancien héros de la Seconde Guerre mondiale est mort de mort naturelle. Cependant je me sens responsable de ce qui lui est arrivé tout comme la tragédie de la gare des rêves de cette ville bretonne.
Je me suis engagé auprès de la Maison des Écrivains Étrangers et des Traducteurs (meet) à produire une œuvre qui sera publiée dans la collection bilingue des écrivains invités. Laisser une vingtaine de poèmes, les uns composés sur place, d’autres dans mon pays serait la façon la plus simple de tenir mes engagements et au passage une astuce pour me dispenser d’écrire ces pages que je crois devoir laisser aux habitants de la ville et en général à tous ceux qui désirent connaître l’histoire de mon infamie, si tant est que j’aspire à un peu de compréhension et à quelque réconfort pour soulager ma conscience.
auteur : S
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La gare des rêves
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Revue n°22 – Zurich / Tirana
Sommaire
Présentation de Bernard Comment Metin Arditi Canton de Vaud, le 13 juin Saint-Saphorin, château de Pré-Vigne 10 heures Arno Camenisch Quelque part dans la pampa Nicolas Couchepin Ne plus jamais voir la mer Elisa Shua Dusapin Everland Dorothée Elmiger Et ainsi de suite Yael Inokai La vie telle qu’elle est Alberto Nessi Les enfants de Medellín Fabio Pusterla Procès-verbal des choses non dites Beat Sterchi Sur une butte dans l’Emmental Matthias Zschokke La visites Ardian Marashi La littérature albanaise : une mosaïque mouvementée Ylljet Aliçka Portrait du poète en militant Ridvan Dibra La chartreuse de Parme Bessa Myftiu En attendant… Stefan Capaliku Laisse la porte ouverte (monologue) Agron Tufa Orphi (petit poème) Virion Graçi Les hommes Ernest Koliqi L’hôte Martin Camaj Le fil retrouvé (choix de poèmes) -

Revue n°19 – Séoul / Port-au-prince
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Patrick Deville Editorial Présentation de Jean-Noël Juttet Hwang Jeong-eun Une ville de chat Hwang Sok-yong Un monde famillier Jin Eun-young Quatre poèmes Kim Hye-soon Horizon Kim Un-su L’estuaire Kim Yeonsu Mi en avril, sol en juillet Kwak Hyo-hwan Trois poèmes Lee Seung-U La baignoire Park Chan-soon Six gouttes d’eau Pyun Hye-young Menu A Shim Bo-seon Deux poèmes Song Sok-ze Ce type, je vous jure Présentation de Bernard Magnier Port aux poètes Stéphanie Balmir Tout est à recommencer Auguste Bonel Je marche dans la ville Mehdi Chalmers La ville où je suis né–Pas même ce qui n’a pas de mots Louis-Philippe Dalembert Bel-air Jacques Adler Jean Pierre Didascalie d’une ville accroupie Syto Kavé Port-au-prince dort Yannick Lahens Et tout ce malaise James Noël Toutes ces villes qui se trompent de trottoirs Makenzy Orcel Colomb guette manman w ! Guy Régis Junior Urinoir Rodney Saint-Éloi Le poème s’appelle Port-au-prince Lyonel Trouillot Nous sommes des villes disparues Gary Victor Les galets Evains Wêche Où se situe Port-au-prince sur le web ?, À Port-au-prince, c’est chaque jour le carnaval

