auteur : S

  • Vers l’Europe ?

    Vers l’Europe ?

    Recueil meeting 2018

    Vers l’Europe ?

    Qu’entendons-nous aujourd’hui lorsque nous prononçons le nom de la lointaine princesse phénicienne ?

    L’an prochain se tiendront dans vingt-huit pays les élections européennes, lesquelles ne semblent pas susciter l’enthousiasme mais souvent la suspicion, voire l’hostilité, l’oubli du rêve de Hugo un siècle et demie plus tôt, cent soixante-dix ans très exactement, qui appelait à la fondation des États-Unis d’Europe dans son discours au Congrès de la Paix : « Un jour viendra où les boulets et les bombes seront remplacés par les votes, par le suffrage universel des peuples ».

    C’était après l’échec des révolutions européennes de 1848 durement réprimées. Déjà d’un peu partout des exilés gagnaient la Suisse, sa neutralité, qu’elle n’avait pas choisie, mais qui lui fut imposée au sortir des guerres napoléoniennes. Et malgré le rêve hugolien ç’avaient été plus tard deux guerres mondiales chaque fois déclenchées au cœur de l’Europe, une nouvelle guerre dans les Balkans encore à la toute fin du XXe siècle. Pourtant les votes, en effet, ont remplacé les boulets, la législation de cette partie du monde est l’une des plus avancées en matière de libertés publiques, et en ce mois de septembre 2018, le parlement européen impose le respect du droit d’auteur aux plateformes numériques internationales. Comment les écrivains européens voient-ils aujourd’hui l’Europe ?

    Chaque année, la Maison des écrivains étrangers et des traducteurs met à l’honneur deux littératures, cette année la suisse et l’albanaise, de deux pays peu éloignés, qui sont au centre géographique de l’Europe sans appartenir à son organisation politique et économique, l’un semblant le souhaiter et l’autre non, deux pays entourés de tous côtés par les vingt-huit pays de l’Union, deux pays proches dans l’espace et qui pourtant, pendant la deuxième moitié du XXe siècle, semblaient vivre dans des temps  éloignés.

    La Suisse, dont la littérature s’est formée par la diversité de ses quatre langues officielles, par une longue tradition d’accueil et de refuge pour les écrivains, depuis Madame de Stael à Coppet et Chateaubriand à Genève, même s’il refusa son ambassade en Valais, James Joyce et Thomas Mann à Zurich et tant d’autres, un pays depuis longtemps ouvert aux progrès humanistes et aux rêves hugoliens, puisque le poète notait dans son journal le 5 juin 1873 : « Les journaux publient ceci : ABOLITION DE LA PEINE DE MORT EN SUISSE. Une lettre de Soleure, datée du 26 mai, contient ce qui suit : ‘Gloire à Victor Hugo ! le 24 mai le Grand Conseil, invoquant l’autorité du grand Victor Hugo, a aboli la peine de mort, à une majorité de 60 voix contre 11. Gloire au grand homme !’ ».

    L’autre, l’Albanie, pays d’unité linguistique, sous la dictature communiste d’Enver Hoxda après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, pays longtemps fermé, isolé, n’a définitivement aboli la peine de mort qu’en 2007. C’est à ces écrivains albanais confrontés à l’ouverture européenne et à un nouveau monde éditorial que nous avons posé la question de l’Europe, Ylljet Aliçka, Ridvan Dibra, Stefan Çapaliku, dont la Maison des écrivains étrangers et des traducteurs édite cette année en version bilingue le roman Chacun s’affole à sa manière, et Bessa Myftiu. Celle-ci, née albanaise, est aujourd’hui genevoise, écrit en français et se traduit en albanais. L’Albanie demeure un pays de grande émigration et la communauté albanaise est l’une des plus considérables de la Suisse.

    Le football est un puissant révélateur géopolitique des travers nationalistes. L’équipe d’Albanie n’était pas qualifiée pour la dernière coupe du monde en Russie. Ses meilleurs joueurs, naturalisés suisses, jouaient pour la Confédération. On se souvient du scandale provoqué par ces buteurs mimant avec les mains l’envol de l’aigle albanais lors du match de la Nati contre la Serbie.

    Cette question du sentiment européen, nous l’avons encore posée à Jakuta Alikavazovic, auteure française dont l’œuvre est hantée par ce récent passé monstrueux des Balkans, et à Kaouther Adimi, auteure algérienne écrivant elle aussi à Paris, laquelle, dans le texte qu’on découvre ici, rappelle le terrible pacte germanique conclu entre les équipes de football de l’Allemagne et de l’Autriche lors de la coupe du monde de 1982 en Espagne pour évincer l’Algérie.

    Quant aux auteurs suisses, le sujet européen est ici abordé par Metin Arditi, d’origine turque, Elisa Shua Dusapin, d’origine coréenne, tous deux écrivains de langue française, par Dorothée Elmiger et Matthias Zschokke de langue allemande, et Alberto Nessi, poète de langue italienne dont la meet a édité en version bilingue le recueil Algues noires il y a quinze ans, en 2003. L’Europe est aussi ce lieu de la curiosité pour les littératures du monde et leur traduction. Au-delà des nationalismes et des populismes toujours menaçants, Nessi, au souvenir d’un poème de Prévert, invoque cette idée de l’universalisme européen : « Il existe une conscience littéraire européenne qui dialogue avec celle des autres continents. Une conscience babélique, qui nous rend frères de tous les autres humains, même de ceux que nous ne connaissons pas. »

    Patrick Deville

    Sommaire
    Kaouther AdimiJe ne suis pas européenne
    Ylljet AliçkaDes ponts invisibles vers l’Europe
    Metin ArditiJ’aurais tant aimé
    Jakuta AlikavazovicMa mélancolie européenne
    Stefan ÇapalikuEffleurer l’Europe, sans jamais l’atteindre
    Ridvan DibraVers l’Europe en costume post-moderne
    Dorothée ElmigerSur une chaise en plastique au bord de la Méditerranée
    Bessa MyftiuVers l’Europe
    Alberto NessiEau-de-vie
    Elisa Shua DusapinLangues au corps
    Matthias ZschokkeEst-ce de la littérature européenne ?

  • La vie des langues

    La vie des langues

    Recueil meeting 2021

    Si on ne souscrit pas au mythe de Babel, leur apparition est énigmatique : elles naissent, croissent, se déploient, rayonnent, puis s’éteignent. Nous savons tous que nous parlons, écrivons surtout, de futures langues mortes. Le passé de notre propre langue, le temps passant, se dérobe : la plupart des lecteurs français lisent aujourd’hui les œuvres de Rabelais ou de Montaigne dans des versions modernisées. Cette vie des langues, leur évolution, leur fragilité, est le thème des rencontres internationales Meeting de cette année 2020, à Saint-Nazaire et à Paris.

    Les écrivains invités se penchent ici sur l’histoire de leur propre langue d’écriture et de lecture. Les deux littératures mises à l’honneur lors de cette dix-huitième édition des Rencontres sont la norvégienne et la vietnamienne, écrivains norvégiens confrontés à la dualité nationale, de leur langue d’usage, nynorsk et bokmal, écrivains vietnamiens maniant l’une des rares langues asiatiques transcrites en alphabet latin, le quôc ngü, après les écritures han puis nôm d’origines chinoises. Et nous demanderons à tous ces écrivains, depuis différentes régions du monde, d’Espagne et des Comores, de la Somalie et de l’Inde, comment ils ont découvert la littérature mondiale traduite dans leurs langues. Les œuvres classiques sont souvent retraduites tous les vingt ou trente ans. Parce que la langue de réception évolue, se modifie. Nous leur demanderons aussi cela : comment, pendant ces années de leur propre écriture, depuis leurs débuts littéraires, ils ont, ou non, tenu compte des modifications et des changements intervenus autour d’eux dans leur langue d’écriture.

    Patrick Deville

    Sommaire
    Do.KLangage, identité et carton de nouilles instantanées
    Abnousse ShalmaniLire Victor Hugo en persan
    Mona HøvringLes sauriens des Galápagos
    Buit ChatCochons, porcs et poésie
    Manuel VilasLa Tour de Babel
    Pierre DucrozetLa vie des langues
    Nguyên Binh PhuongL’arbre et l’écorce
    Eivind Hofstad EvjemoGouttes d’eau sur un fil téléphonique
    Sylvain PrudhommeMalaxe
    Phan Hon NhienBleu
    Sarah ChicheD’une langue morte
    ThuânDe Tolstoï à Sartre
    Ubah Cristina Ali FarahLa langue, mon seul pays
  • Écrire le paysage

    Écrire le paysage

    Recueil meeting 2022

    Qu’elle soit ou non au cœur du projet littéraire, la description du paysage emplit les romans et les poèmes, paysage naturels ou urbains, sublime des cimes et des volcans ou des forêts ou beauté périphérique, gares et voies ferrées, architectures et monuments des villes. Parfois les lieux ne sont que les cadres d’une action, parfois au contraire l’action semble un prétexte à l’entreprise de transformation en langage, en mots, de la réalité visuelle ou sonore, olfactive, où elle se déploie. Les écrivains dont les textes composent ce recueil nous confient, au plus près de leur travail d’invention et d’écriture, leur goût ou leur appréhension à saisir les paysages, la description des ciels ou des rues, des fleuves, comment un agencement de phrases parvient à installer dans notre imagination des lieux que nous n’avons jamais vus. 

    Patrick Deville

    Sommaire
    Selva AlmadaJamais rien ne cesse de s’écrire
    Leandro Avalos BlachaLe long de la suite des Triangles de Saint-Nazaire
    David DiopL’écriture du paysage
    François GardeSur l’innocence des paysages
    Einar Mar GudmundssonQuelques réflexions sur le paysage en littérature et en poésie
    Wolfgang HermannLe jardin du Temps (extrait)
    Reinhard Kaiser-MühleckerLe long chemin d’étape en étape (extraits)
    Andri Snær MagnassonN 64 35.378, W16 44.691
    Shumona SinhaLe nom de la rose
    Gabriela TrujilloLe paysage sous les paupières
    Josef WinklerEnfant d’humain 1979 extrait
  • Comment ça commence

    Comment ça commence

    Recueil meeting 2019

    On glissait autrefois un manuscrit dans une grande enveloppe oblitérée, sur laquelle on inscrivait l’adresse de l’éditeur dont les livres au catalogue vous avait le plus bouleversé, dans lequel on rêvait de figurer. On attendait. Un courrier ou un appel téléphonique, un jour, après que, depuis des mois ou des années, vous écriviez dans la solitude, faisait de vous un écrivain. Un éditeur vous adoubait.

    Si cette pratique postale n’a pas disparu, d’autres procédures apparaissent. En France, des universités créent des formations à la création littéraire, des maisons d’édition proposent aussi des cours ou ateliers afin de trouver de nouveaux auteurs. C’est aussi le cas au Pays-Bas. L’idée nous est venue de demander à des écrivains éparpillés dans l’espace et le temps, de plusieurs pays et de plusieurs générations, de revenir sur ce moment, capital, de leur première rencontre avec leur premier éditeur, l’histoire de leur première publication.

    Ce recueil rassemble les contributions d’écrivains hollandais et marocains, représentants de ces deux littératures mises à l’honneur cette année par la Maison des écrivains étrangers et des traducteurs, d’autres aussi, de France ou d’Italie, du Chili. Tous viennent en ce mois de novembre à Saint-Nazaire et à Paris se rencontrer, rencontrer les lecteurs, présenter leurs livres, s’interroger sur les changements en cours dans l’édition, la librairie, la critique, et dans leur propre activité, si curieuse, d’écrire des livres et de les publier.

    Patrick Deville

    Sommaire
    Mohamed BerradaPlus qu’un premier livre, plus qu’un éditeur
    Jean-Marie Blas de RoblèsDouble détente
    Yasmine ChamiCorps de papier
    Julia DeckPlace des fêtes
    Youssef FadelLe barbier de Casablanca
    Saskia GoldschmidtUn nectar noir comme du jais
    Liza GinzburgRépondre des voix : un engagement
    Jalal El HamaouiLe poète en situation de hors-jeu
    Toine HeijmansLa Planète Littérature
    Latifa LabsirJuste un désir
    Samy LangeraertUn doute absurde
    David LopezÉcole
    Inge SchilperoordPinceuse d’âmes écrivaine ou écrivaine pinceuse d’âmes
    Luis SepulvedaLe jour où Indiana Jones n’est pas arrivé gare Montparnasse
    Ardiaan van DisEntrer en littérature par le nez
    Nina YargekovComment ça finit…
    Niña WeijersConcours et stage d’écriture
    Abdallah ZrikaPremier livre, premier tatouage

  • Avoir (encore) vingt ans

    Avoir (encore) vingt ans

    Recueil meeting 2023

    Avoir (encore) vingt ans

    Qu’avez-vous fait de vos vingt ans ? Dans quelle ville étiez-vous ? Que lisiez-vous ?
    Écriviez-vous ?
    À l’occasion des vingt ans de la Maison des Écrivains Étrangers et des
    Traducteurs, nous posons ces questions à une vingtaine d’écrivains de générations différentes, éparpillés autour du monde. Mais on pense à ce rêve borgésien dans lequel tous les livres de la bibliothèque seraient écrits par une seule personne. Elle change de sexe et de continent, de style et de langue. Elle passe la Révolution culturelle dans la campagne chinoise, vole comme l’ange de Wenders de Berlin-est à Berlin-ouest puis de Beyrouth ouest à Beyrouth-est. Elle étudie la chimie ou la philosophie, collabore à des journaux canadiens et brésiliens, crée des revues littéraires au Japon, en Iran et au Portugal. Elle est partout sur la planète, parfois douée d’ubiquité, souvent seule. Elle a toujours vingt ans. Deux fois apparaît dans ces pages Greta Garbo, l’icône de la solitude.


    J’écrivais ces lignes en 2007 pour les vingt ans de la Meet. Elle en a trente-six. Et c’est à présent, en 2023, la vingtième édition des rencontres Meeting de novembre. En 2007, celles-ci mettaient à l’honneur les littératures japonaise et angolaise,  » Tokyo / Luanda « , et cette année les littératures estonienne et sénégalaise, « Dakar / Tallinn « , et l’idée m’est venue de reprendre ces textes et d’y adjoindre les écrivains invités cette année, de leur poser les mêmes questions, de les insérer dans la chronologie de ces années où tous eurent vingt ans, éternellement, jeunes garçons et jeunes filles dans toutes ces villes, dans toutes ces époques, partageant le goût de la lecture, cette confiance et cette nécessité de la littérature, sa permanence et son infini renouvellement.

    Patrick Deville

    Sommaire
    Gabriela Adamesteanu Bucarest / 1962
    Gil CourtemancheMontréal / 1963
    Hans Christoph BuchBerlin / 1964
    Tendo TaijinTokyo / 1964
    Giuseppe ConteMilan / 1965
    Ikezawa NatsukiTokyo / 1965
    Ken BugulThiès / 1967
    Boualem SansalAlger / 1969
    Juan Carlos MondragonMontevideo / 1971
    Nedim GürselIstanbul / 1971
    John BurnsideCambridge / 1975
    Yang LianPékin / 1975
    Hakan LindquistStockholm / 1978
    Doris KarevaTallinn / 1978
    Charif MajdalaniBeyrouth / 1979
    José Eduardo AgualusaLisbonne / 1981
    Luiz RuffatoJuiz de Fora / 1981
    Javier CercasBarcelone et Gérone / 1982
    Philippe ForestParis / 1982
    Khadi HaneDakar / 1982
    Marie-Hélène LafonParis / 1982
    Philippe BeckParis / 1983
    Abdelaziz Baraka SakinKhashm el-Girba / 1983
    Santiago GamboaMadrid / 1985
    Tiit AleksejevTartu / 1988
    Tas AwLondres / 1991
    Arnaud CathrineParis / 1993
    Grânâz MoussaviTéhéran / 1994
    Hirano Keiichiro Kyoto / 1995
    Ismaël JudeAix-en-Provence / 1996
    Patrice PluyetteLe Mesnil-Saint-Denis / 1997
    Katrina KaldaTallinn / 2000
    Maylis BesserieCork / 2002
    Ercan YilmazKars / 2002
    Lamp Faal KalaLouga et Ndar / 2004
    Mbougar SarrCompiègne / 2010
  • Meeting 2011

    Meeting 2011

    Meeting 2011

    Festival de littérature Meeting 2011

    Qu’elle s’en prenne au passé ou au présent, la littérature est un jeu de la mémoire, personnelle ou collective. Elle remet en perspective des temps écoulés ou consigne les moments d’aujourd’hui pour servir une lecture du monde à venir. Son point de vue diffère à la fois de celui de l’historien et de celui du journaliste. Qu’elle joue ou non avec la fiction, elle tend à une mémoire juste.

    Pas tant à la simple vérité ou au témoignage. Mais plutôt à la fois à la justice et à la justesse (…) Patrick Deville

    Extrait de la préface du recueil La mémoire juste, Meet 2011


    Yigit Bener (Turquie)
    Tahar Bekri (Tunisie)
    Geneviève Brisac (France)
    Rafael Chirbes (Espagne)
    José Manuel Fajardo (Espagne)
    Hector Feliciano (Porto Rico)
    Jérôme Ferrari (France)
    Sylvie Germain (France)
    Eduardo Halfon (Guatemala)
    Reinhard Jirgl (Allemagne)
    Kao Seiha (Cambodge)
    Sophie Képès (France)
    Maylis de Kerangal (France)
    Phœung Kompheak (Cambodge)
    Kris (France)
    Neng Kanitha (Cambodge)
    Pierre Michon (France)
    Khaled Osman (Egypte)
    Edgardo Rodriguez Julia (Porto Rico)
    Séra (Cambodge-France)

    La mémoire de la guerre Laurent Van des Stockt, Patrick Chauvel, Enrico Dagnino, Milomir Kovacevic – Vernissage galerie des Franciscains.
    – 17/11/2011 – Life
    La littérature portoricaine contemporaine Edgardo Rodríguez Juliá, Melanie Pérez Ortiz, Hector Feliciano,
    – 18/11/2011 – Life
    La mémoire juste Tahar Bekri et Khaled Osman
    – 18/11/2011 – Life
    La mémoire juste Anna Kim, Maylis de Kerangal, Edgardo Rodriguez Julia
    – 18/11/2011 – Life
    La mémoire juste du récit graphique Séra et Kris
    – 19/11/2011 – Life
    La littérature cambodgienne contemporaine Neng Kanitha, Kao Seiha, Phœung Kompheak, Patrick Deville, Séra et Chhut Khay
    – 19/11/2011 – Life
    La mémoire juste Sophie Képès, Rafael Chirbes, Jérôme Ferrari
    – 19/11/2011 – Life
    La mémoire juste Pierre Michon, Hector Feliciano, Patrick Deville
    – 19/11/2011 – Life
    La mémoire juste Geneviève Brisac, Yigit Bener, Neng Kanitha
    – 19/11/2011 – Life
    La mémoire juste Sylvie Germain, Phœung Kompheak
    – 20/11/2011 – Life
    Les prix littéraires Reinhard Jirgl, Martine Rémon, Marie-Simone Rollin
    – 19/11/2011 – Life
    Ecrire à Saint-Nazaire Eduardo Halfon, Yigit Bener, José Manuel Fajardo
    – 20/11/2011 – Life
  • Meeting 2010

    Meeting 2010

    Meeting 2010

    Festival de littérature Meeting 2010

    La frontière, the borderline, la frontera, est un objet littéraire fascinant. On entend bien que le mot dès qu’il est traduit se charge de connotations différentes. Elle attire ou elle suscite la peur, l’inquiétude. Frontière géographique, politique, économique, linguistique. Là où commence l’ailleurs, l’autre, l’autre langue, l’autre soi-même aussi, parce qu’on n’est jamais tout à fait le même avant et après le frontière. Patrick Deville

    Extrait de la préface du recueil Franchir la frontière, Meet 2010



    Raul Aguiar (Cuba)
    Andreï Baldine (Russie)
    François Bon (France)
    Antonio Caballero (Colombie)
    Roberto Ferrucci (Italie)
    Vassili Golovanov (Russie)
    Stefan Hertmans (Belgique)
    Hubert Klimko (Pologne)
    Caroline Lamarche (Belgique)
    Camille Laurens (France)
    Håkan Lindquist (Suède)
    José Carlos Llop (Espagne)
    Laurent Mauvignier (France)
    Christine Montalbetti (France)
    Vladislav Otrochenko (Russie)
    William Ospina (Colombie)
    Anne Provoost (Belgique)
    Julian Rios (Espagne)
    Jean Rolin (France)
    Jean Gabriel Vasquez (Colombie)
    Jorge Volpi (Mexique)
    Eugène Savitzkaya (Belgique)
    Littérature colombienne contemporaine Antonio Caballero, William Ospina, Juan Gabriel Vasquez.
    – 19/11/2010 – Life
    Franchir la frontière José Carlos Llop, Christine Montalbetti, Håkan Lindquist
    – 19/11/2010 – Life
    Franchir la frontière Jorge Volpi, Roberto Ferrucci, Laurent Mauvignier, Caroline Lamarche
    – 19/11/2010 – Life
    La littérature belge contemporaine Caroline Lamarche, Stefan Hertmans, Eugène Savitzkaya, Piet Joostens
    – 20/11/2010 – Life
    La littérature russe contemporaine Vassili Golovanov, Andreï Baldine, Vladislav Otrochenko, Hélène Châtelain
    – 20/11/2010 – Life
    Franchir la frontière Camille Laurens, Anne Provoost, Hubert Klimko
    – 20/11/2010 – Life
    Trois résidences, trois publications Roberto Ferrucci, Håkan Linquist, Timour Muhidine
    – 20/11/2010 – Life
    Lecture bilingue François Bon, Vassili Golovanov
    – 20/11/2010 – Life
    Les prix littéraires Julian Rios, Geneviève Duchêne, Albert Bensoussan, Marion Graf
    – 20/11/2010 – Life
    Franchir la frontière Andreï Baldine, Vladislav Otrochenko, Stefan Hertmans
    – 20/11/2010 – Life
    Franchir la frontière François Bon, Vassili Golovanov
    – 20/11/2010 – Life
    Les frontières de la Méditerranée ? Roberto Ferrucci, José Carlos Lop
    – 20/11/2010 – Life
  • Meeting 2009

    Meeting 2009

    Meeting 2009

    Où en sommes-nous, dans ce XXIème siècle déjà bien engagé, des « genres littéraires » ? Les distinctions du « roman », du « récit », du « poème », de la « nouvelle » sont-elles encore valides ? Des glissements se sont-ils opérés ? (…) Patrick Deville

    Extrait de la préface du recueil Se donner un genre, Meet 2009



    John Burnside (Ecosse)
    Jacques Darras (France)
    Asli Erdogan (Turquie)
    Percival Everett (Etats-Unis)
    Armand Gatti (France)
    Jens Christian Grøndahl (Danemark)
    Yvon Le Men (France)
    Julio Llamazares (Espagne)
    José Angel Manas (Espagne)
    Rosa Montero (Espagne)
    Marius Daniel Popescu (Roumanie)
    Jørn Riel (Danemark)
    Juana Salabert (Espagne)
    Pierre Senges (France)
    Michel Séonnet (France)
    Yuri Slezkine (Etats-Unis)
    Jan Sonnergaard (Danemark)
    Jens Smærup Sorensen (Danemark)
    Yoko Tawada (Allemagne)
    Duong Thu Huong (France)
    Jean-Philippe Toussaint (France/Belgique)
    Littérature danoise contemporaine Jens Christian Grøndhal, Jørn Riel, Jens Smærup Sørensen et Karl Ejby Poulsen
    – 14/11/2009 – Médiathèque Etienne Caux
    Littérature espagnole contemporaine Juana Salabert, José Angel Mañas, Rosa Montero et Julio Llamazares
    – 15/11/2009 – Life
    Se donner un genre Aslı Erdogan, Juana Salabert et John Burnside
    – 15/11/2009 – Life
    Se donner un genre Yvon Le Men, Julio Llamazares et Jacques Darras
    – 21/11/2009 – Life
    Se donner un genre Anne-Marie Métailié (éditions Métailié), Sabine Wespieser (éditions Sabine Wespieser), Olivier Rubinstein (éditions Denoël) et Paul Otchakovsky- Laurens (éditions P.O.L)
    – 21/11/2009 – Life
    Se donner un genre Percival Everett, Yuri Slezkine et Jan Sonnergaard
    – 20/11/2009 – Life
    Présentation du livre Ces canards qui volaient contre le vent et débat public
    Armand Gatti, Marc Kravetz et Michel Séonnet
    – 20/11/2009 – Life
    Les critiques et les genres littéraires Alain Nicolas (L’Humanité), Thierry Guichard (Le Matricule des Anges), Norbert Czarny (La Quinzaine Littéraire) et Hervé Aubron (Le Magazine Littéraire)
    – 22/11/2009 – Life
    Les prix litttéraires Duong Thu Huong, Phuong Dang Tran, Jean- Raymond Fanlo
    – 21/11/2009 – Life
    Les genres de Daniel Popescu
    – 21/11/2009 – Life
    Se donner un genre Pierre Senges, Yoko Tawada et Rosa Montero
    – 22/11/2009 – Life
    Se donner un genre Se donner un genre – Jørn Riel et Jean-Philippe Toussaint
    – 22/11/2009 – Life
    Les genres de Jean-Philippe Toussaint avec Sylvain Bourmeau et Patrick Soquet
    – 22/11/2009 – Life
  • Meeting 2008

    Meeting 2008

    Meeting 2008

    Festival de littérature Meeting 2008

    La Maison des Écrivains Étrangers et des Traducteurs publie chaque année un recueil de textes sur un sujet proposé à une quinzaine d’écrivains : après Le Lecteur idéal, Les Bonheurs de Babel, L’invention du Livre, Lectures lointaines, Avoir Vingt ans, voici L’histoire ou la géographie, manière de savoir quelle place tiennent ces deux-là à la quinzaine d’écrivains invités dans leur vie, dans leurs livres, quelle place elles tenaient dans leur imagination d’enfant, si l’une des deux joue un rôle particulier, voire principal, dans leur travail et leur intérêt de lecteur, si les rapports qu’ils entretiennent avec elles ont évolué au fil du temps, comment leurs livres et leur vie se jouent de cet équilibre précaire, à la croisée de ces deux réalités, l’une réversible et l’autre non. (…) Patrick Deville

    Extrait de la préface du recueil L’histoire ou la géographie, Meet 2008



    David Albahari (Serbie/Canada)
    Arno Bertina (France)
    Ying Chen (Chine/Canada)
    Antônio Dutra (Brésil)
    Jean Echenoz (France)
    Mathias Enard (France)
    Gamal Ghitany (Égypte)
    Vassili Golovanov (Russie)
    John Haskell (États-Unis)
    Chenjerai Hove (Zimbabwe/États-Unis)
    Lidia Jorge (Portugal)
    Alaa Khaled (Égypte)
    Ahmad Abo Khnegar Égypte)
    Hadrien Laroche (France/Canada)
    Iman Mersal (Égypte/Canada)
    Wilfried N’Sondé (Congo/allemagne)
    Denis Podalydès (France)
    Olivier Rolin (France)
    Lydie Salvayre (France)
    Boualem Sansal (Algérie)
    Gonçalo M.Tavares (Portugal)
    Enrique Vila-Matas (Espagne)
    Autour de Vancouver Hadrien Laroche, Iman Mersal, Ying Chen
    – 13/11/2008 – Le Grand Café
    Autour du Caire Gamal Ghitany, Iman Mersal, Alaa Khaled, Ahmed Abo Khnegar
    – 14/11/2008 – Life
    Lecture de textes de Pierre Lartigue en présence de son éditeur Jacques Damade Sophie Merceron et Yves Arcaix
    – 14/11/2008 – Life
    L’histoire ou la géographie Ying Chen, John Haskell, Wilfried N’Sondé
    – 14/11/2008 – Life
    Lecture de Ravel de Jean Echenoz par Denis Podalydès accompagnement au piano Éléonore Sandron
    – 14/11/2008 – Escal’Atlantic
    Denis Podalydès pour son livre Voix off
    – 15/11/2008 – Life
    L’histoire ou la géographie – les Lusophonies – Lidia Jorge, Gonçalo M.Tavares, Antônio Dutra
    – 15/11/2008 – Life
    De l’imposture en littérature Enrique Vila-Matas, Jean Echenoz
    – 15/11/2008 – Life
    Les prix littéraires Vassili Golovanov, Hélène Châtelain, Odile Begué, Antônio Dutra
    – 15/11/2008 – Life
    L’histoire ou la géographie Arno Bertina, Lydie Salvayre, Hadrien Laroche
    – 16/11/2008 – Life
    L’histoire ou la géographie Les Balkans Mathias Enard, David Albahari
    – 16/11/2008 – Life
    L’histoire ou la géographie David Albahari, Boualem Sansal, Chenjerai Hove
    – 16/11/2008 – Life