E. V-M
Il me semble que ce n’est pas une imposture qui nous lie, mais un bar. Il s’appelait El Aviador. C’était un bar de Barcelone. Un établissement décoré d’hélices et de blasons, de casquettes de la RAF, de débris d’aéroport et de catastrophes aériennes. C’est Sergi Pàmies qui nous y avait amenés, et j’ai toujours pensé qu’il était parfaitement conscient de nous introduire dans un décor qui semblait tiré d’un de tes romans. Je ne suis plus jamais retourné dans ce bar, et on m’a dit qu’il n’existait plus depuis des années ; il aura connu une existence fugace.
auteur : V
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De l’imposture en littérature
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Terre trois fois maudite
L’ultime saison du pôle – 3 mars 1934
Outre que j’ignore ton adresse, je n’ai pas le courage de t’envoyer une lettre. Je pourrais vérifier où tu habites, mais je ne veux pas m’exposer à la curiosité de nos amis communs, j’ai en effet perdu tout contact avec eux depuis que tu es parti. Pourquoi prendrais-je la peine de te faire parvenir ces quelques lignes, puisque tu n’as jamais répondu aux lettres et télégrammes que je t’ai envoyés pour savoir comment tu allais ? jamais je ne te pardonnerai ces longues années sans aucune nouvelle de toi.
Je suis coupable de t’avoir fait venir dans ce pays qui nous a fait tant de mal. Je n’aurais jamais dû te proposer, dès notre rencontre, de m’y accompagner. Ce fut le premier de toute une série de malentendus qui allaient nous rapprocher pour ensuite nous séparer. À Paris, nos longues conversations portaient sur les voyages que nous ferions ensemble.
César Ramiro VÁSCONEZ
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Revue n°19 – Séoul / Port-au-prince
Sommaire
Patrick Deville Editorial Présentation de Jean-Noël Juttet Hwang Jeong-eun Une ville de chat Hwang Sok-yong Un monde famillier Jin Eun-young Quatre poèmes Kim Hye-soon Horizon Kim Un-su L’estuaire Kim Yeonsu Mi en avril, sol en juillet Kwak Hyo-hwan Trois poèmes Lee Seung-U La baignoire Park Chan-soon Six gouttes d’eau Pyun Hye-young Menu A Shim Bo-seon Deux poèmes Song Sok-ze Ce type, je vous jure Présentation de Bernard Magnier Port aux poètes Stéphanie Balmir Tout est à recommencer Auguste Bonel Je marche dans la ville Mehdi Chalmers La ville où je suis né–Pas même ce qui n’a pas de mots Louis-Philippe Dalembert Bel-air Jacques Adler Jean Pierre Didascalie d’une ville accroupie Syto Kavé Port-au-prince dort Yannick Lahens Et tout ce malaise James Noël Toutes ces villes qui se trompent de trottoirs Makenzy Orcel Colomb guette manman w ! Guy Régis Junior Urinoir Rodney Saint-Éloi Le poème s’appelle Port-au-prince Lyonel Trouillot Nous sommes des villes disparues Gary Victor Les galets Evains Wêche Où se situe Port-au-prince sur le web ?, À Port-au-prince, c’est chaque jour le carnaval -

Revue n°16 – Quito / Dublin
Sommaire
Patrick Deville Editorial Présentation de César Vásconez Romero Adolfo Macías Huerta L’arbre et le cerf-volant Huilo Ruales Hualca Mécanique de l’orange Alexis Naranjo Atténuantes / Aggravantes Edwin Madrid Chocolats, poésie et rébellion Gabriela Alemán La crise I Ernesto Quiñonez Le feu, la dernière fois Efraín Jara Idrovo Trace de mots Leonardo Valencia Découpe parfaite César Eduardo Carríon Poèmes dans une cage de Faraday Ernesto Carriøn Billy the kid s’obstine à vouloir vieillir – Wanted Juanjo Rodríguez Santamaría Territoire pour une toile de Soutine Isquierdo Salvator Tomás Gutiérrez Alea Présentation de Hadrien Laroche Aidan Higgins Le baron qui venait du Balticum Colm Tóibín Barcelone 1975 Dermot Bolger Les rue de Martha Anne Enright Le week-end de la mauvaise baise John Banville Lupins et papillons de nuit à Rosslare Claire Kilroy The devil i know (extrait) Seamus Heaney Poèmes Colum McCann Comme s’il y avait des arbres Robert McLiam Wilson Le Duc d’Enghein

